Le temps passe
20240623
Philharmonie
Le temps passe
20240610
Promenade
Ce serait d'ailleurs une erreur de l'univers, tu dis, que je me sois intéressé à toi, et pendant si lontemps ... Peut-etre ! Mais il persiste. Figure toi que la même semaine où tu m'écrivais de nouveau après un si long silence, je recevais un message d'une connaissance dans la cave de laquelle j'avais laissé une valise depuis de si nombreuses années que je la croyais à jamais perdue ou jetée. Vendant bientôt son appartement, elle me demandait de venir récupérer la valise si j'y tenais encore. De mémoire elle devait être là depuis 2007, quand je l'avais laissée au retour d'une saison à Val Thorens. Je m'attendais donc à y retrouver ma tenue d'aikido, quelques vêtements d'hiver et peu de choses importantes. Mais voilà que la ramenant chez moi, difficilement (c'est une vieille valise d'un modèle disparu), je l'ouvre et m'aperçois qu'elle a été mise là en 2008, à mon retour de Villars. Une capsule temporelle d'il y a seize ans... Il y avait à l'intérieur ce que j'avais prévu, mais également une compilation de Joe Dassin (intitulée "l'éternel"!), et les mails que je t'avais envoyés pendant ton stage aux Glénans et que j'avais imprimés avant que la boîte mail des bars ne soit réinitialisée. Je ne crois pas aux desseins cachés de l'univers, mais j'apprécie les coïncidences qui réjouissent mon âme de poète. Toi et ces lettres oubliées qui réapparaissent la même semaine !
Je ne sais pas si j'ai su t'apprécier à ta juste valeur - je ne te connais pas très bien et ne t'ai aperçu que si peu de temps (nos rencontres, mises bout à bout : quinze jours au club Med, une fin d'après midi et une nuit à Montigny le Bretonneux, quelques verres et repas dans le 5ème arrondissement de Paris), et sinon de loin, dans une course d'étoile filante : Paris, l'Australie, Chicago, Londres (et la suite dont je ne me doutais pas!). D'un point de vue strictement scientifique mon attachement à toi est dû plus probablement à architecture singulière de mon désir et aux dispositions particulières de l'univers. Pourtant je ne peux m'empêcher de rêver à une promenade avec toi, où tu me dirais tes rêves, tes aventures, tes blessures, la simplicité du quotidien, et où l'on partagerait notre présence et la joie d'être au monde. Depuis que l'on s'est rencontré je n'ai jamais perdu l'espoir de cette promenade, et je te suis bien reconnaissant de m'offrir de nouveau, avec tes lettres, la réalité de ta présence - qu'importe si nous sommes loins et qu'importe le risque que ces échanges soient de nouveau trop brefs, que tu t'éloignes de nouveau. Ce temps aura existé !
Bon, je m'enflamme, c'est l'heure tardive, les élections, le manque d'habitude que j'ai de t'écrire...
Ce que tu me dis de ta santé, de ta carrière, de ta difficulté à être heureux me touche et m'inquiète. Tu as vraiment dû traverser des moments difficiles, et c'est dur à la fois d'entendre ça et de me dire après coup que je n'ai rien fait qui puisse t'aider. Dans ce que tu me rapportes il me semble pourtant reconnaître, et ça me rassure, cette force et cette volonté qui te caractérisent si bien. Avoir delaissé un travail que tu avais choisi et pour lequel tu étais doué dénote un grand courage, je n'imagine pas ce que tu as dû supporter avant d'en arriver là. La souffrance de ne pas se sentir libre ou épanoui dans une activité qu'on aime et qui donne du sens à la vie est un bon carburant pour devenir fou de tristesse. Je te retrouve aussi lorsque tu te décris comme un arbre au tronc de roseau et au feuillage de plomb. Cette image, terrible pourtant, me fait penser aux dessins que tu faisais. Est-ce que tu dessines toujours ? Je ne sais pas comment ton corps-vaisseau te mène et quelles sont les embûches que tu rencontre au quotidien, mais pratique du yoga est une vrai surprise pour moi, je ne t'aurais pas imaginé en faire (tu vois que je te connais bien mal!), mais c'est une incroyable richesse (pas seulement parce que tu peux en faire un métier...) : avoir une telle pratique et pouvoir la transmettre, c'est vraiment une chance... Quant au sentiment d'être maudit... Tu m'en diras plus, si tu veux. J'espère que ton existence à Montréal s'organise bien, que tu rencontre des personnes chaleureuses, que le printemps rend ton existence légère...
J'ai mille questions à te poser, en fait...
Je me prépare à partir trois jours en Lozère avec des collègues pour une rencontre autour de la psychiatrie dont le thème est "obéir n'est pas soigner", il faut qu'on termine d'écrire notre intervention d'ici là. J'ai hâte de te raconter. Prends soin de toi !
20230808
Nouveau souffle après grosse vague
20220529
Tombeau des tristesses
20200727
La plus belle journée de Paris
Mon numéro adeli, Documenteur et kung-fu master de Varda, le soleil, les arbres et al lumière. Ce moment de ton anniversaire approchant et la joie d'y penser (après la journée en Suisse de la semaine dernière. Ce serait bien que je développe davantage demain.
20200706
Du bruit du vent, du coucher de Lune sur le Nil, à l'hôpital psychiatrique
Je souhaiterais garder à l'esprit cette atmosphère mélangée, mon état d'esprit étrange. Ai-je réussi à noyer la solitude ?
Il faudrait que j'écrive tous les jours, que je respire...
20200612
Objectif - direction - aveu
Cher William,
´Où vont-ils?
Berger? berger? où vont-ils?
Il ne m'entend plus. Ils sont déjà trop loin…
Ils ne font plus de bruit…
Ce n'est pas le chemin de l'étable…
Où vont-ils dormir cette nuit?
Oh! oh! il fait trop noir…
Je vais dire quelque chose à quelqu'un…´
20200610
Retour à la source
Cher William,
J'ai beaucoup écrit à d'autres que toi, sur ce blog qui t'était pourtant destiné. Je ne peux pas effacer ces autres, mais je souhaite à présent - tu me questionneras peut-être à juste titre sur la valeur de ce présent, pour ce qui est pour toi si révolu qu'il n'en reste peut être rien, et qui pour moi n'est que passé, c'est-à-dire suffisamment proche de l'avenir pour mériter qu'on s'y attarde afin de le vivre - te le consacrer de nouveau, à toi seul, à moi seul, à nous deux d'alors, seuls chacun de leur côté.
J'espère que tu liras ces lignes un jour, et que tu ne les jugeras pas trop sévèrement.
20200531
20200530
...
20200520
Un jour
20200505
Baisers du soir (tu existes)
20200426
Help ? (Mécanique des cyclones)
J'ai besoin de t'ecrire plus souvent si je ne veux pas mourir. Poleward outflow..
20200424
« Je pense à toi tous les jours »
20200412
S.O.S
Je ne t'ai pas écrit depuis plus d'un mois... Je ne vais pas bien du tout. On se fait un bon petit déjeuner demain, juste nous deux ?
20200301
Je me faisais une telle joie...
20200225
Se rappeler de vivre
20200221
Carte Postale
Je voulais attendre la fin de ma semaine de vacances pour t'écrire, et te raconter de beaux moments de joie que j'aurais aimé partager avec toi. Je te ferai une lettre plus longue dans le train du retour. Mais je voulais tout de même t'adresser quelques mots, car je sens bien que si je ne te parle pas pendant quelques jours les angoisses reviennent... « Ô saisons, Ô châteaux, quelle âme est sans défauts ? » Je pense à toi. Que deviens-tu, dans ton île maintenant détachées ?
20200216
Serment du Pata Negra (Réhab)
20200215
Retours de la saint Valentin
Hier, trois sourires, trois raisons d'être heureux. Le matin, de mon remplaçant au psychodrame qui, finalement n'est pas à ma place, mais à mes côtés. Je respire son parfum et écoute son souffle. Il a une telle présence - le corps, le visage, mais aussi et surtout, la voix - que j'en suis un peu jaloux: si je devais choisir un psychologue entre lui et moi, c'est vers lui que je me tournerais sans hésiter. Pourtant c'est moi que C choisit ce matin. Je suis un peu jaloux aussi de la propriétaire des longs cheveux qui restent accrochés à son manteau. Mais ce matin, au retour d'une scène il me sourit et fait un clin d'œil. Cela me suffit pour être apaisé et habiter ce moment. Assis, simplement assis.
20200213
Fin de cycle noir
20200210
Tempête
20200208
Le retour du mort-vivant
20181110
Puis-je encore t'écrire ?
20130919
Sur les beaux souvenirs (et la psychanalyse)
20130906
Irons-nous en week-end à Nauplie (rêve d'anniversaire) ?
Pourquoi est-ce que tu ne passes pas ? Peut-être car tu es comme le souvenir d'une éclaircie dans un ciel toujours gris...
Je dois avouer que je me sens un peu triste - mais pas trop : après tout nous avons bien plus échangé ces trois dernières années que les précédentes, et qui peut dire de quoi l'avenir sera fait ?
Quand j'étais en Grèce il y a quelques années, lors d'une excursion en Argolide nous avions fait étape dans la jolie ville de Nauplie,au bord de la mer, et j'y avait pensé fort à toi, en souhaitant partager ce beau paysage. Peut-être irons-nous un jour ?
En attendant et pour conjurer la tristesse, une image...
20130804
Joies et Peines
Je suis ce malheureux comparable aux miroirs
Qui peuvent réfléchir mais ne peuvent pas voir
Comme eux mon oeil est vide et comme eux habité
De l'absence de toi qui fait ma cécité
20130627
La philosophie, est-ce important ?
"Il est vrai que la philosophie ne se sépare pas d'une colère contre l'époque, mais aussi d'une sérénité qu'elle nous assure. La philosophie cependant n'est pas une Puissance. Les religions, les Etats, le capitalisme, la science, le droit, l'opinion, la télévision sont des puissances, mais pas la philosophie. La philosophie peut avoir de grandes batailles intérieurs (l'idéalisme - réalisme, etc.), mais ce sont des batailles pour rire. N'étant pas une puissance, la philosophie ne peut pas engager de bataille avec les puissances, elle mène en revanche une guerre sans bataille, une guérilla contre elles. Et elle ne peut pas parler avec elles, elle n'a rien à leur dire, rien à communiquer, et mène seulement des pourparlers. Comme les puissances ne se contentent pas d'être extérieurs, mais aussi passent en chacun de nous, c'est chacun de nous qui se trouve sans cesse en pourparlers et en guérilla avec lui-même, grâce à la philosophie." (Gilles Deleuze)
20130625
"In my next life I'll be a duck, a lot less trouble"
"Je crois aussi que le bonheur est quelque chose de très concret, de brutalement direct. La vie n'est d'ailleurs pas tendre : comment le bonheur serait-il quelque chose de délicat ?" (Mars, Fritz Zorn)
20130511
Le mois des examens (de conscience)
20130428
Deux ans, sept mois et vingt-deux jours (transport amoureux)
d' A.
Il m'a semblé aussi que tu avais les yeux tournés vers moi et que tu
savais.
Peut-être que ce n'était pas un rêve !
En tout cas je n'ai pas osé mettre pied à terre pour vérifier !!
Et j'ai emporté dans mon coeur cette coïncidence inespérée...
20130422
"L'absente de tout bouquet"
horrible à travers tes yeux
Pourtant j'ai tellement besoin de ton regard bienveillant pour exister...
A croire que ta bienveillance est hors de ma portée, ou bien que tu ne sois pas très généreux, ou moi trop insatiable. Quel arbitre pour en décider ?
Cher W... Tu me manques, tu me manques, tu me manques, immanquablement, tu me manques.
De tous ceux qui ne m'ont pas aimé - il faut prendre "ne pas aimer" positivement, pas comme un négatif d'aimer, ni un synonyme de haïr : "toi, je passe mon temps à ne pas t'aimer." - tu es vraiment le roi...
Je t'assure que je me serais contenté d'un rien - mais c'est vrai, ce n'est que pure supposition - toi, tu ne m'as accordé que : le Rien, et rien d'autre.
Pourtant si mon écriture est un manteau, tu seras toujours cousu à la doublure, la partie, invisible peut-être, mais la plus noble et la plus douce.
20130420
A(u) corps perdu
laisser tomber
C'est devenu une devise ?
Ou bien est-ce que c'est de ma faute, ces mouvements de presque
rencontre
avant la vague qui se retire dans un crissement douloureux de grains de
sable ?
Est-ce que ce n'est que de l'indifférence ? Est-ce que tu
m'apprécieras un jour suffisamment pour avoir envie boire un café avec moi ?
Un café ? Voir un film de temps en temps ? Allô quoi ! C'est bien trop
dur...
20120425
Introducing Life 2.0 (fermé jusqu'à nouvel ordre)
20120423
Promotion
J'apprends donc que de Vicinois (V-le-B) tu es devenu Sydneysider.
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je crois qu'il y a un mieux...
xx
20120421
Carnet de voyage (2/?) : Willy and the kangaroos
Mais je médite ma revanche....
Tiens ! Prends déjà ça :
Anyway, it makes me glad to see you happy ;-)
20120416
Carnet de voyage 1/? : Waltzing Matilda
Je suis sûr que c'est un feu d'artifice dans ta tête !
Comme je me prépare moi aussi au voyage, lequel durera autant que le tien - cinq mois - aura peut-être la même destination - Paris - et sera aussi important en terme de changement de vie - Vita Nova -, j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle série de messages pour rendre compte des étapes importantes ou communes de nos translations respectives.
Have a safe trip !
xx
20120401
20120330
C'est dur de vivre sans toi (boite aux lettres intempestive)
Expliquer à mes parents qu'après tant de temps passé sur une scène, j'ai
besoin qu'on ne me prête aucune attention - ce serait comme rétablir
l'équilibre.
J'aimerais tellement aussi avoir de tes nouvelles, savoir où tu en es,
quels sont tes nouveaux rêves. Plus d'un mois déjà depuis tes lettres
inespérées. Tu ne dois même pas t'être aperçu que le temps a passé !
J'adore cette île, qui est vraiment mon berceau. C'est un endroit vivant
et j'aurais voulu que tu sois là avec moi pour entendre le vent, te
sentir palmier, lune, et mer lointaine dans une sérénité qui n'existe
que dans cette nature qu'on tente de nous faire oublier.
C'était dur d'être sans toi, d'écrire dans une solitude volée (j'ai
quitté le repas sans rien dire), ton nom de mon doigt sur le sol (lequel
n'a rien retenu !).
J'aime ce lieu virtuel où je peux tout te dire, et où tu peux tout lire,
chacun dans son temps différent, selon ses désirs. Peut-être seront nous
un jour synchronisés ?
20120226
Fin de la route - Enfin avec toi ?
Un dernier poème :
"Je t'aime répète le vent
à tout ce qu'il fait vivre
Je t'aime et tu vis en moi".
René Char
Ta lettre d'hier. Etre ton bon ami. Enfin. Joie, Joie !
20120225
Lettre sauvage (Dix jours avec toi, 9/10)
20120214
"expecting love again" ? (Sinatra) - Dix jours avec toi (8/10)
honneur ce soir de la Saint-Valentin...
C'était - un peu - ironique, bien sûr ...
20120211
La musique renferme en elle le secret de notre vie (Dix jours avec toi, 7/10)
qu'elles apportent de consistance et de réalité, de rythme dans la
relation entre les êtres.
Il faudra que je te parle de Cédric (déjà esquissé dans une lettre
précédente).
J'y pense car en lisant mon petit Lacan du jour, j'écoute les concertos
pour flûte de Mozart, qui au Lycée Michelet accompagnaient souvent mes
soirées d'études, au point qu'il me semble aujourd'hui les voir
resurgir.
Si tu prends le temps d'entendre la musique tu verras en elles
exactement ce que j'étais et ressentais, dans l'année de mes dix huit
ans (tu avais six ans... tout était joué déjà...).
Est-ce que je te dis suffisamment que je t'aime ? Il me semble que j'en
parle trop dans ce que je t'envoie presque tous les mois. A tel point
que j'ai peur de te lasser. En écoutant cette musique je m'aperçois que
je ne chante pas assez mon amour pour toi, qui sculpte le monde et ma
vie à ton image.
Est-ce un signe des dieux ? Le premier éclair du Cyclone Giovanna qui
nous effleure provoque à cet instant une baisse de tension. L'âme de
Mozart ? Cupidon ?
20120209
Changer de sujet, ou comment se départir de soi (Dix jours avec toi, 6/10)
Cours éprouvant d'aïkido aujourd'hui. Je me suis complètement bloqué
lors du travail de jo (bâton) contre mon adversaire, que je n'aime pas
vraiment. Reproches justifiés de Senseï ("Frère né avant moi", le
professeur), et tristesse et agacement de ma part d'ainsi retomber dans
ces travers qui m'accompagnent partout : dans mes relations avec mes
parents (communication impossible et évitements qui paralysent les
échanges), au travail (mon incapacité à gérer les "éléments difficiles",
grande part de mes difficultés au Club et de mon abandon final) et même
à l'école primaire, lors de l'apprentissage de la lecture avec "le roi
rollo" (mon désespoir de ne pas comprendre, aucun lieu où se réfugier,
silence, blocage).
A force de travail, me déferrai-je de ces travers si haïssables, ou
bien, ainsi que la myopie, disparaîtront-il d'eux mêmes, le temps
aidant? Je tremble, et il me semble que là encore la psychanalyse ne
serait pas d'un moindre secours...
Pontalis dans un article sur le moi : "on ne parle pas assez de la
nécessité de se séparer d'avec soi. C'est pourtant essentiel : mettre à
distance son moi pour essayer de faire advenir un "je" qui est
insaisissable (...) Maupassant écrit quelque part : "Je voudrais me
séparer de moi-même." C'est de cela qu'il s'agit : se séparer de soi
sans s'effondrer, sans tomber dans un chaos où tout serait confondu
(...) Et voilà à quoi servent les rêves, mais aussi l'écriture et les
voyages."
Et les rencontres...
Le froid se prolonge vers chez toi, je te souhaite de beaux rêves de
chocolats chauds...
20120203
Amplitude thermique (10 jours avec toi, 6/10)
V-le-B, 06h30 du matin, -8.6°C, Nuit, Ciel dégagé.
Comment mieux illustrer qu'un monde nous sépare, que nos rythmes, nos
sensations diffèrent, qu'on ne saurait être plus éloigné, même si
pourtant, nos horizons mutuels sont dégagés !
J'espère que tu as suffisamment de réserves de chocolat pour résister au
froid !
20120128
"..." ou comme suspendu à tes lèvres (Dix jours avec toi 5/10)
le jour de tes résultats partiels.
Joie ? Tristesse ? étonnement ? Ennui ? Fierté ? Modestie ? Indécision ?
Crainte de l'avenir ? Mépris du danger ? Escalade de la violence ?
Résignation ? Inertie sur une voie toute tracée ? Condamnation à la
routine du quotidien ? le doigt dans l'oeil ? Les pieds devant ? Merde à
House ?
Réponse de tes amis : :)
Compréhension ? Complicité ? Consolation ? Amitié ? Chagrin ? Bonheur ?
Honneur ? Jalousie ? Indifférence ? Tendresse ? Tu le savais déjà ? Cela
va sans dire ?
Cela m'inspire deux choses :
1) Dans ce monde de la communication, on donne trop de part à
l'implicite, et tant pis pour ceux qui n'ont pas les codes...
2) J'ai l'impression d'avoir sombré tout entier dans ce "..." dont je
peine à sortir par un combat de tous les jours. Je n'ose pas te demander
des nouvelles, c'est dire.
Je sais que tu as les capacités de réussir ce concours, si tu ne laisses
pas les autres t'imposer leur pression. Je sais que si tu ne réussis
pas, c'est par choix intérieur et non par nécessité. Aie foi en toi !
Aujourd'hui je n'ai pas été très productif, un peu de Freud seulement
(Au-delà du principe de plaisir). Mais retour à Fred Vargas , et
découverte en musique de Rosenmüller, et de "Jubilate deo", que je vais
réécouter en pensant à toi sitôt ce message envoyé !
20120126
Couleurs de la névrose (Dix jours avec toi 4/10)
- moi : Oui, je le sais, mais peuvent-ils enlever le serpent qui ronge
les racines
de mon cœur ?
- Lui : Non ça, tu ne pourras jamais le faire".
Il s'en sort - au sens propre - par l'art. Es-tu un serpent ? Non, tu es
un poulet. M'en sortirai-je moi aussi ?
Dans les carnets japonais de Bouvier, petit mantra qui ressemble au
miens :
"Un rituel du fil et de la lame
Un million de coups d'aiguisoir et
L'ombre de retire, tranchée
et je grave une fois de plus sur le manche
L'encoche d'une victoire secrète"
Je t'embrasse
20120125
La morale de l'amour (Dix jours avec toi, 3/10)
(offert pour Noël !)
"mon corps est un temple"
"Les histoires qui sont maintenant du passé"
"du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du cœur, et même s'il
n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si
je ne peux pas être avec lui"
Pistes vers la maturité ? Avoir des réponses, regarder certaines
angoisses comme négligeables, mal nécessaire, moteur pour la lumière ?
Je tente de m'organiser, mais pas trop d'ardeur au travail. Je ne bois
plus depuis quelque jours. Je commence aujourd'hui le second tome des
séminaires de Lacan.
Je pense plus à toi qu'à la psychanalyse !
Aujourd'hui dans une librairie "Journal de Deuil" de Barthes (je l'ai lu
il y a longtemps). Sa définition de la littérature : ce qui peut se lire
sans être suffocant (Proust). Je la reprends à mon compte ces jours-ci.
20120123
"J'ai mis de l'ordre à mes cheveux" (Dix jours avec toi, 2/10)
la jeunesse".
Ce soir tu dois avoir tes résultats du premier semestre. J'aimerais les
partager avec toi... Je croise les doigts !
Bourdieu, Dolto, plein d'aventures avec mes amis virtuels aujourd'hui.
A l'aikido c'est moi aujourd'hui qui ai donné le rythme de
l'échauffement !
Tant de choses à te dire. Aucune envie de construire des paragraphes
pour en parler ici. Dommage, pourtant, pas d'autre issue pour l'instant.
Ton absence comme une gymnastique de la discipline. Soi-même comme
monade...
J'espère n'être plus aussi bougon dans quelques jours, et dispose un
baiser tendre et secret sur ta joue. Le sens-tu ?
20120119
Dix jours pour toi (1/10)
jours avant.
Gide aussi suivait des jeunes hommes dans la rue
Aujourd'hui - comme on l'a fait avant ! - on prendrait un air pincé en
parlant de pulsion sexuelle. Cela en fait certainement partie, mais,
quelque chose de plus : une chose qui oriente l'homme et l'art, notre
moteur : le désir.
Le soir, à la brasserie, une bière, Freud : Malaise dans la civilisation
- un moment de calme - je dirai presque, de sérénité.
Demain j'expliquerai cette série (peut-être)
20120108
Intuition
aujourd'hui la lecture de 1Q84 de Murakami - est-ce que tu as lu Kafka
sur le rivage ? - je suis intérieurement sûr que tu as bien répondu aux
questions et que tu as réussi tes partiels.
Bravo !
20120106
Prière à Saint-Expedit pour les pauvres carabins
20111224
Noël
20111220
Sinon l'amour courtois
20111218
Journal d'un jour
20111211
Poème du jour
20111129
Faire comme ci (morale provisoire)
présence et d'une parole venant de toi, me demandant solennellement de
ne plus boire et de te raconter pendant 30 jours mes journées, les
presque dernières de l'année.
Ce soir Don Giovanni, autre tentative de réinstaurer le commandeur, ou
le nom du père dans la vie.
20111128
"Le soleil me parle depuis des années avec des mots humains"
Comment te dire, que je tombe en morceaux - où plus justement, que je fonde en une masse indeterminée de désirs et de frustration...
Sans un peu de toi
Je n'ai plus de courage, j'ai peur tout le temps.
je n'ose pas te demander de l'aide.
Je vais essayer d'aller mieux demain.
20111122
20111116
20111112
20111108
Si les morts pouvaient parler
Quand je pense que je pourrais travailler dans le Resto U où tu manges
tous les jours !
Ou bien être jardinier dans ta résidence, et couper avec amour chaque
brin d'herbe pour que ta vue depuis ta fenêtre soit harmonieuse !
Mais non, je vis dans un pays idyllique à des milliers de kilomètres de
toi.
Et, impuissant, je ne suis pas un acteur de ta vie...
20111105
familier. Troublant mais proche de ce que nous apprennent les plus
grands de nos contemporains (Bataille, Blanchot). Son oeuvre disait que
la seule manière d'être au coeur de la littérature, c'est de se
maintenir indéfiniment à sa limite, et comme au bord extérieur de son
escarpement.
Nerval pour nous ce n'est pas une oeuvre; ce n'est même pas un effort
abandonné pour faire passer dans une oeuvre qui se dérobe une expérience
qui lui serait obscure, étrangère ou rétive. Nerval c'est sous nos yeux,
aujourd'hui, un certain rapport continu et déchiqueté au langage :
d'entrée de jeu, il a été happé en avant de lui-même par l'obligation
vide d'écrire. Obligation qui ne prenait tour à tour la forme de romans,
d'articles, de poèmes, de théâtre que pour être aussitôt ruinée et
recommencée. Les textes de Nerval ne nous ont pas laissés les fragments
d'une oeuvre, mais le constat répété qu'il faut écrire; qu'on ne vit et
qu'on ne meurt que d'écrire.
De là cette possibilité et cette impossibilité jumelle d'écrire et
d'être, de là cette appartenance de l'écriture et de la folie que Nerval
a fait surgir aux limites de la culture occidentale - à cette limite qui
est creux et coeur. Comme une page imprimée, comme la dernière nuit de
Nerval, nos jours maintenants sont noirs et blancs."
Michel Foucault in Arts : lettres, spectacles, musiques, n°980
20110913
aveu
je suis passé par paris. Et en plus je me reproche d'être triste, et de
n'être pas foutu de t'apporter quoi que ce soit.
20110820
L'enfant de la Haute Mer (Revisité dans le style de Chantal Ackerman)
20110819
"How does it feel ?"
plein d'espoir et d'angoisse à la fois - un rêve où, ta tête posée sur
mon épaule, tu dirais que tout va bien aller, serait une heureuse
surprise !
J'ai traversé la vallée blanche en compagnie d'un médecin et d'une
psychanalyste;
Ce soir : faire nombre de papier, dire adieu à certains, faire mes
valises; Dans mon état de ce soir tout me semble impossible.
Vivement demain...
20110809
Tout le monde dit I love you
Laisse-moi une chance...
Temps passé ensemble (à date) : 15 + 1 jours
Temps passé chacun de son côté : 1095 + 365 jours
Ça n'est pas juste ! (c'est même de pire en pire, mathématiquement
parlant...)
Laisse-moi t'inviter à dîner !
Regarde un coucher de soleil avec moi !
Allons au cinéma !
Je t'embrasse et te souhaite de beaux rêves, Willy-Billy.
20110807
Dans les catacombes
Je suis ravi d'avoir enfin de tes nouvelles. Mais alors, pourquoi
suis-je si triste depuis hier ?
Il y a des morts dans tous mes rêves- et le temps, là-bas dehors, est si
gris...
Tu rirais, n'est-ce pas, si tu savais que ta dernière lettre je l'ai
cachée sous mon oreiller comme un trésor pour la lire plus tard... Je
n'ai pas résisté bien longtemps, bien sûr. J'ai envie d'être ironique et
joyeux, moqueur, inconscient - mais je n'en ai pas la force aujourd'hui.
N'est-ce qu'un coup de fatigue ?
Je serre les dents.
20110801
Au seuil d'une nouvelle ère
Rio-Paris - privés d'informations fiables sur la conduite de leur
appareil, croyant monter au lieu qu'ils descendaient de plus en plus
vite. Un an déjà, curieuse perspective, à la fois durée longue (ton
absence au jour le jour)et rapide : déjà un an que nous avons repris
contact, déjà onze mois depuis notre dernière rencontre. Imagines-tu mon
excitation devant la possibilité de t'écrire demain (une lettre
officielle pour ton anniversaire !!) ? Une nouvelle chance de partager
un peu avec toi. Tu m'as bien prévenu contre tout espoir. Pourtant, rien
qu'un peu de toi, cela suffirait, il me semble, à faire sortir l'avion
d'une situation de décrochage et à allumer de nouveau le soleil.
A demain.
20110727
Et pourquoi cette hésitation ?
Mystère.
La joie de recevoir des message de toi, même brefs : deux par mois
depuis juin, je n'était plus habitué à une telle affluence ! Je t'en
prie, écris-moi encore !
Aujourd'hui, je lis l'homme aux loups, et recommence Le vide et le plein
de Bouvier. J'ai acheté aussi l'éloge de l'ombre qui semble très à la
mode ces temps-ci. Souvent, plus qu'une bibliothèque je cherche des
livres compagnons de passage, qui prennent place dans de grands
rayonnages virtuels que je redécouvre périodiquement.
Pater au Cinéma. Excellent.
C'est bientôt ton anniversaire...
20110723
20110720
"My love, she speaks like silence"
Depuis que je parle à ma psychanalyste je n'écris presque plus. C'est
étrange, car je m'aperçois que les mots et les constructions que je
développe chez elle n'ont pas d'importance en tant que tels. La thérapie
agit plus par la forme que par les mots - enfin je ne suis pas sûr,
c'est une étrange impression. L'écriture, au contraire est une recherche
infinie de précision et à la fois de suggestion, d'effets de sens.
Écrire me manque.
La nuit dernière en recherchant mon nom sur Internet j'ai retrouvé des
lettres écrites il y a 8 ans : je me reconnais à peine...
Hier je lui ai parlé des cyclones ; je parierais que je suis en pleine
conversion extra tropicale.
J'espère que tu passes de bonnes vacances - et surtout que tu me les
raconteras...
Je t'embrasse,
T.
20110710
Surprise et yeux grands ouverts
exactement comme, nageant avec une baleine, sentir quelque chose de
vivant qui dépasse son champ de vision : ça existe et c'est là, mais
cela dépasse les capacités d'appréhension. Merci pour cette joie
soudaine !
20110702
Opération Octobre
En forme faudra-t-il que je sois...
20110701
"Je suis ce malheureux..."
20110628
Avant de mourir
20110623
Soif de toi ?
intense que le monde autour de moi tourbillone ainsi que le liquide que
je pourrais avaler. Alors, quand les effets anesthésiants de l'alcool se
dissipent - je comprends que c'est de toi que j'ai soif et qu'aucune
autre boisson ne guérira cette sécheresse intérieure si intense, si
dévastatrice et pourtant qui par sa violence même me place toujours à la
limite la plus consciente, la plus existante, du vivant
20110620
Mystère
fragilité, pour perdre un seul jour à ne pas t'écrire. Alors, qu'est-ce
qui m'en empêche ?
20110607
Envies... (Un jour ordinaire du mois de mais)
J'ai envie de mettre dans des enveloppes des films et des livres qui...
Mais si tu reçois tout ça, que va tu penser ?
J'ai peur que tu ne les aimes pas simplement parce que c'est moi qui te
les envoie... Ce serait injuste envers eux, mais..; comment espérer que
tu tombes, autrement, comme moi sur eux par hasard ?
Je penses beaucoup à toi, qui doit être au début des vacances et avec
les amis que tu aimes tant.
Je t'embrasse
20110601
20110411
Penser / Classer
a-phasie
20110331
Une réponse au miracle (Comment vivre l'élipse?)
façon identique, ils pourront alors à jamais se comprendre, peu importe
que l'un ait vécu au temps des mammouths et l'autre à celui de
l'électricité. Et Dieu veuille que les hommes comprennent et éprouvent
de telles impulsions, les leurs et celles des autres." (Un ouvrier de
St-Pétersbourg à Tarkovsky)
20110223
Une femme Mariée
20110219
On ne demande pas à un nuage...
20110203
Rien
20110125
Où courir ? Où ne pas courir ?
Rien d'hostile, seulement de l'odieusement indifférent. Même les traces fantômes de ta présence renvoient un son mat, dépourvu d'écho, ou bien une lumière bizarrement glauque.
Que tu me manques aujourd'hui ! Comme hier, mais en pire, comme demain aussi, peut-être, et comme je souffre de ton silence, qui, simplement, m'anéantit.
"Aimer, c'est donner ce que l'on a pas", mais je n'ai plus personne à qui donner ce manque, ou ce rêve.
Où es-tu ?
Je me dessine un plan pour survivre, je "t'"en reparlerai plus tard
20110117
"Et le temps (qui bat la mesure)"
20110101
HNY
Je me demande bien ce qui t'arrivera cette année...
Je te souhaite ce qu'il y a de mieux en tout cas ! Et beaucoup de belles surprises.
Tristan
20101226
"Nuits sans nuits et quelques jours sans jours"
20101126
"Mainte fleur épanche à regret / Son parfum doux comme un secret / Dans les solitudes profondes" (Baudelaire)
Quelle belle vue, cette nuit, que cette averse douce et blanche !
J'imagine aussi, perdu dans le coin d'une vallée élevée, près d'un chalet abandonné pour l'hiver (et, sans doute, abandonné tout court à son sort d'un autre temps), un peu de neige qui chute de la branche surchargée d'un sapin.
Qui est là pour témoigner de cet événement si sage ? N'est-ce pas là le rôle du poète, et l'espace-temps propice au haïku ?
20101124
"Tombe la neige (tu ne viendras pas ce soir)"
Sur les titres, as-tu remarqué comme ceux des livres sortis récemment sont beaux et accrocheurs ? Je n'ai pas d'exemple à te donner car j'ai la tête bien vide, ce soir (ce doit être l'altitude, ou le décalage géographique et horaire). La multiplication des sorties oblige les auteurs (ou les éditeurs) à rivaliser de talent et d'idées pour inciter l'hypothétique lecteur à se saisir du livre. La "captatio benevolentiae" se déplace de la première page à la couverture, au risque, sans doute, de tout donner dans l'instant. Je collectionnerais bien plus facilement les titres que les livres, en ce moment...
Il y a beaucoup de choses ici qui me font penser à toi (la proximité de Martigny, notamment, à travers les lignes de trains, les panneaux indicateurs, les montagnes, et jusqu'à la présence de prospectus de l'exposition Nicolas de Staël (que j'ai manqué de 3 jours...) sur le même format que ceux de Chagall). J'essaye de me concentrer sur mon travail, mais je suis encore le seul membre de l'équipe de bar pour quelques jours; ce n'est pas si facile, donc !
J'espère que tu vas bien et que tu me donneras bientôt de tes nouvelles (quand tu ne seras plus un Petit Poulet Furieux).
20101122
Petit journal en mode absence
Tentative de dialogue sous une forme plutôt ambitieuse : comment en
effet parler à deux lorsqu'on est tout seul ?
Alors, un petit jeu : varier les heures d'écriture : une fois le matin,
peu après au réveil, ensuite à l'heure du déjeuner, puis après l'apéro
du soir, et enfin au coucher. Voilà qui devrait suffire à varier un peu
le ton, bien évidemment, rien ne compense l'ABsEnCe, il faut bien
tricher un peu pour survivre.
Aujourd'hui, je me suis gavé du soleil sur ma peau. Les odeurs et la
Lumière. Point de départ de ce voyage : la maison (mais est-ce vraiment
chez moi ?).
Point de départ = "on ne part pas" ?
Demain, 6h00, Paris Métropole, hiver, 0 dégré.
Pour faire comme si je me rapprochais de toi, j'emprunterai à dessein un
fragment de ta ligne de RER. Déjà, je me prends pour une religieuse
portugaise (mais plus chanceuse)
20101111
"THE DAY THE EARTH STOOD STILL"
20101029
Morale de l'absence, Absence de morale
Lacan. Tenter de la dire toute, nous condamne ainsi à la perdre. C'est
dire qu'il n' a pas plus de sincérité sans retenue, que de paroles
vraies sans pensées à jamais vouées au silence. Ce sont ces pensées
silencieuses, index d'un réel, qui permettent à la parole de
s'ordonner." (Anaëlle Lebovits, in Le diable probablement n°8 p9)
C'est donc ici que se réorganise ce qui surnage du non-dit et qui a
réchappé du naufrage, si naufrage il y a eu. Est-ce de la résistance ?
Non, au contraire, c'est le réel qui suit son cours. Et le début de
quelque chose de neuf.
Bon, autant dire tout de suite qu'à l'heure actuelle ce n'est pas très
joyeux - Mais tout n'est pas vide,, heureusement, et l'espace se
remplit.
20101027
20101012
20101005
"L'année du miracle et de la tristesse"
En deux mois j'ai réussi l'exploit de te retrouver, et de te perdre à nouveau ...
Je m'en veux un peu, quand même !!
Il n'y a pas grand chose, à part de la tristesse, ce soir...
Je t'embrasse, et j'espère que tout va bien se passer pour toi.
...





