20101126

"Mainte fleur épanche à regret / Son parfum doux comme un secret / Dans les solitudes profondes" (Baudelaire)

C'est ainsi également que tombent silencieusement les flocons de neige, le silence étant ici un bruit presque palpable.
Quelle belle vue, cette nuit, que cette averse douce et blanche !
J'imagine aussi, perdu dans le coin d'une vallée élevée, près d'un chalet abandonné pour l'hiver (et, sans doute, abandonné tout court à son sort d'un autre temps), un peu de neige qui chute de la branche surchargée d'un sapin.
Qui est là pour témoigner de cet événement si sage ? N'est-ce pas là le rôle du poète, et l'espace-temps propice au haïku ?

Aucun commentaire: