20251027
"Course sans fin"
20251025
Pourquoi arriver sur ce rivage ?
Quelque part dans le monde cette nuit est chaude et sereine, elle pourrait être pleine de l'évidence de ta réponse à venir - qui ne serait elle même rien d'autre, n'aurait besoin de ne rien contenir d'autre que la chaleur et la sérénité de toi quelque part. Ici il n'y a rien que du froid, et peut être, pire encore, l'absence d'objet brisé sur laquelle je pourrais pleurer
20251019
Quelques nouvelles ?
20250810
Chaconne de la partita n°2 pour violon (par Milstein)
Ça me ferait du bien de recevoir une lettre de toi aujourd'hui. Heureusement qu'il y a la musique !
20240823
Transit
J'espère que ce message te trouvera en forme.
Je profite que transit soit l'anagramme de mon prénom, et d'être à bord de l'avion qui me ramène à Paris pour t'écrire longuement. Cinq milles milles à parcourir avant de rejoindre la ville que je déteste tant, cela promet de nombreuses lignes ! J'essayerai d'aérer ta lecture par quelques cartes postales à mesure que je traverserai le monde. Je n'ai pas le compte exact, mais il est bien probable qu'aujourd'hui je passe l'équateur pour la centième fois de ma vie. Il y avait une tradition chez les marins autrefois. A la première traversée de l'équateur il fallait se déshabiller et danser sur le pont. C'est lors d'une telle occasion qu'a été reconnue la fiancée secrète de Mr Commerson sur le trajet vers la Réunion, qui s'était déguisée en homme pour avoir le droit de faire le voyage... Je te dédie le passage de ligne d'aujourd'hui !
Je viens de laisser l'île derrière moi... (Et mes parents, et ma jeunesse et sans doute une partie de mon avenir - j'espère les retrouver bientôt). Le cap Lahoussaye est la dernière pointe que l'on aperçoit. C'est là qu'à eu lieu le premier débarquement d'humain sur l'île, au xviiie siècle, et la aussi que j'ai plongé hier, au milieu du chant des baleines et accompagné d'une tortue.
Comment vas-tu, toi? Est-ce que tu es resté à Montréal tout l'été ? J'aimerais bien que tu me racontes ta vie là-bas, ce que tu aimes faire, les lieux qui te plaisent et où tu te promènes. Je ne connais pas cette ville, j'y suis juste passé en transit - encore... - entre Québec et Paris. Mais beaucoup des barmans qui travaillaient avec moi aux Bahamas en 2008 venaient de Montréal. Je les trouvais beaucoup plus américains que français, malgré la langue (et encore, la langue n'est pas vraiment la même. Je me souviens d'une barmaid que j'avais affectueusement appelé "tête de linotte"car elle oubliait plein de choses. Elle s'est sentie mortellement offensée, car c'était pour elle une vraie insulte....).
Il doit y avoir plein de choses à faire et à visiter là bas. Et passer des weekends a New York...Est-ce que tu t'es fait des amis ? Penses-tu t'y installer définitivement ? Pardon si je t'embête avec mes questions, tu peux sauter des lignes... Pendant mes vacances je n'ai pas réussi à revoir mes amis d'enfance. Beaucoup sont partis. Même à Paris je me rends compte que je n'ai plus tant d'amis que ça. La plupart des plus proches sont partis habiter ailleurs, et je deviens de plus en plus sauvage. Je suis très souvent entouré, mais je me rends compte que je ne livre pas grand chose de moi à mes amis. La solitude me va bien, en fait, même si l'autre jour, en ayant au téléphone un ancien amant qui s'inquiétait pour la santé psychique de sa soeur, je me suis dit que je pourrais peut-être... Enfin bon... Pour tout te dire je n'ai jamais réussi à rester plus de trois semaines avec quelqu'un. Je finis toujours par me demander ce que je fais là et je fuis. Les années de psychanalyse n'y ont rien changé (mais ont apporté d'autre chose heureusement !).
Ma voisine de siège regarde le film "Le règne animal". Est-ce tu l'as vu? C'est vraiment un film réussi. Il y a sans doute de bons cinés à Montréal ou on peut trouver autre chose que des blockbusters ou des comédies bien épaisses (pardon si tu aimes ça). Est-ce que tu connais "Le coeur a ses raisons"? C'est très drôle ...
Bon, je te laisse un peu et vais lire un moment le canard enchainé, en attendant les côtes de l'Afrique. Dans le numéro de cette semaine il y a un article sur la péniche hôpital où je travaille en partie. C'est drôle de voir des collègues et patients en bande dessinée... Si tu veux en voir plus sur les lieux où je travaille, tu peux regarder les bandes annonces de "Sur l'Adamant" et "Averroès et Rosa Parks".
Dans le journal je me mets à rêver sur un article parlant de "l'encyclopédie des nuisances", un essai de classification des processus destructeurs enclenchés par les humains (600 pages, mais ça n'a pas continué après la lettre A!) publié dans les années 70 par la bande de Guy Debord et les situationnistesl et qui ressort aujourd'hui. Pour tout dire, je ne suis pas vraiment un grand fan de l'humanité. Comme tu as travaillé sur le cancer, tu me contrediras certainement en me prouvant que ça n'a rien à voir, et qu'en plus ça a déjà été dit dans le film Matrix (je vois aussi des blockbusters !), mais je trouve que l'humanité à tout du cancer, ensemble de cellules folles qui refusent de mourir et qui empoisonnent l'organisme Terre (je pique aussi l'idée de Lovelock et de l'hypothèse gaia). Tu dois trouver que je déconne, non? Pourtant mon séjour à la réunion m'a bien remis en face des capacités de destruction de la nature, existe d'avidité et de déni des humains (il y a quand même des choses belles, hein, mais tout est quand même foutu).
Il faisait mauvais, et je n'ai pas pu voir les côtes de la Somalie... C'est pourtant magnifique, une ligne toute droite blanche, bleu et rouge qui s'étend sur des kilomètres... La sécheresse et la guerre font rage en Somalie, et nous survolons tout ça a dans notre avion occidental avec notre dîner et nos produits hors taxe (bon, je mets tout ça en facteur sinon je vais me répéter au dessus de l'Éthiopie, du Soudan, de la Libye et de la Méditerranée). On va bientôt quitter l'hémisphère Sud, au ciel si beau (tu te souviens des étoiles en Australie ?). A cause de la guerre on ne survole plus Addis Abbeba, cette ville montagneuse qui me fait tant rêver. J'espère que je verrai le Nil tout a l'heure, ce ruban vert de vie dans le désert (la nuit c'est magnifique aussi, une ligne de lumière qui serpente dans le noir). Dans l'avion les passagers ferment les hublots pour pouvoir regarder dans le noir des séries débiles et des jeux vidéo, sans aucune curiosité pour les paysages merveilleux du monde en dessous, les forêts sauvages et les mille couleurs des déserts, les destins si différents des terriens survolés. Quelle tristesse !
J'aimerais bien que tu sois assis à côté de moi pour qu'on parle philosophie et que tu me décrives l'existence telle que tu la voies. A mesure que j'écris je me rends compte qu'il est difficile d'aborder tout ce dont je voudrais parler avec toi. Il y a si longtemps depuis notre déjeuner chez Gladines, boulevard Saint Germain... Partagerons-nous un jour de longues discussions passionnées sur la vie et le monde ? J'aimerais bien que tu fasses des séances de yoga sur youtube, pour commencer, ce serait une façon de te voir un peu! La semaine dernière je suis parti seul en montagne, et j'avais l'intention de t'enregistrer une petite vidéo au sommet, pour te montrer le paysage et te faire entendre le son de ma voix. Mais il n'a pas fait beau, et j'ai renoncé (mais je te montrerai une photo de la forêt).
Je vais me replonger un peu dans Entrefer, le roman de science-fiction que je suis en train de lire,.avant d'essayer de te dire quelque mots de la philharmonie et de l'hôpital (et probablement de conclure, car je n'arrive pas a trouver intéressant ce que j'écris et que j'ai pitié de ton calvaire de lecteur, même de bonne volonté).
Il n'a pas fait très beau sur l'Afrique... On arrive sur Djibouti, quelques îles dans la mer rouge, puis retour sur le continent. On passe au-dessus du Nil a un endroit où il n'est pas très large, mais les cultures autour éclairent de vert le désert jaune (je ne suis que modérément doué en poésie).
Je suis un peu triste dans l'avion. En attendant de me rebrancher sur la vie parisienne je flotte entre souvenirs de vacances (les plus longues depuis quatre ans, mais pas les plus reposantes avec la présence de ma mère) et ceux des différentes époques de ma vie. Les mois différents se sont superposés dans ma chambre d'enfant, traces d'adolescence, d'études, de club Med, etc. J'ai pas mal rangé, cette fois-ci ci, sans rien jeter mais en tentant de construire une sorte de moi unifié. Pas sûr d'avoir réussi... J'ai remis la main sur un dessin de toi : un couple s'embrasse, le garçon et la fille sont tous colorés par des bandes jaunes, bleues, rouge. C'est très beau, mais aussi chargé d'ambiguïté, car il y a des tâches sans couleur sur le bras de la fille et l'épaule du garçon, on ne sait si le contact amoureux vient donner de la vie ou si les caresses, une fois passees, laissent une surface morte et vide de solitude. J'aime beaucoup ce dessin.
A l'heure où j'écris ces lignes le soleil se couche à la Réunion. Dans 15 minutes le crépuscule orange puis violet des Tropiques illuminera le ciel. Ici, c'est le désert, le soleil tape dur. Et pourtant il fait froid à 36000 pieds... (J'écris vraiment n'importe quoi, j'espère que tu n'es pas agacé par cette prose inepte).
Je continue dans mon roman au dessus de la Méditerranée. Je ne parlerai pas des morts noyés en tentant de traverser pour fuir ce que nos pays ont créé chez eux et que nous rejetons. Je suis bien installé dans mon avion, survolant le monde conquis par mes ancêtres.
Après cette parenthèse grinçante, j'aurais voulu parler de la philharmonie, qui m'a permis de faire de la musique le seul pays où je me sente chez moi (je résume et simplifie). Pourtant j'ai démissionné fin juillet de mon poste de responsable des bars à temps partiel. Perte financière et symbolique, mais les nouveaux concessionnaires des bars avaient fait perdre tout son sens à mon travail. Et puis j'ai besoin d'un peu de temps pour moi... Lire, cuisiner, partir en weekend, c'est pas mal aussi. J'ai de toute façon des billets pour de beaux concerts, et je pense pouvoir assister à quelques répétitions grâce aux copains de l'orchestre.
Il reste deux heures de vol et ce n'est pas facile d'écrire sur un téléphone. Peut-être que je vais tricher et terminer cette lettre pendant le weekend... Travailler à l'hôpital me permet à la fois de faire le lien entre mes études de Lettres et mon goût pour tout ce qui concerne le langage et de mettre en oeuvre des façons de vivre ensemble (comme ce que je tentais dans les bars et au club Med). C'est plutôt un bon choix, même si ce n'est pas facile tous les jours et que c'est très mal payé. Je fais aussi beaucoup de psychodrame, qui est une technique thérapeutique avec plusieurs thérapeutes qui incarnent dans des jeux ce que le patient souhaite (des personnes, des sentiments, des objets...). Après avoir été simple acteur je suis depuis deux ans "meneur de jeux", et dirige des thérapies. Après ces longues vacances cependant, je me demande si je me rappelle comment faire...
J'aime ces moments suspendus dans les avions. A l'abri du monde, des téléphones, d'internet (plus pour longtemps...). On rêve sur le passé, ce qui viendra. Un peu déconnecté. Ça secoue sur la mer, peut-être les âmes tourmentées des disparus. Bientôt l'Europe. Souvent on survole la vallée de Chamonix, et on aperçoit Villars, sur la gauche. Et aujourd'hui encore, on passe juste au dessus ! J'ai souvent pensé à toi, évidemment, dans ces moments-là. Pardon pour cette longue lettre décousue. Presque toujours j'ai essayé de t'écrire des lettres où je voulais me montrer rassurant, sûr de moi, afin que tu n'aies pas peur de moi. Ça n'a pas vraiment marché ! Aujourd'hui, grâce à tes dernières lettres, j'ai juste envie de me montrer sans fard, ou presque. Je n'ai plus peur de te perdre. J'espère juste que tu auras envie de me donner de tes nouvelles, que ça se passe bien pour toi en ce moment et que la vie te traite avec douceur. Je vais finir mon roman de science-fiction, attendre la descente et je t'enverrai ce message avant que ma valise n'arrive. Merci de m'avoir accompagné pour ce voyage, à bientôt !
20240803
Je ne sais pas...
20240623
C'est pas moi - un fil(m) de Léos Carax
Je voudrais écrire, inventer une vie du tissu duquel tu serais un fil. Un point fixe. Un regard
Philharmonie
Le temps passe
20240610
Promenade
Ce serait d'ailleurs une erreur de l'univers, tu dis, que je me sois intéressé à toi, et pendant si lontemps ... Peut-etre ! Mais il persiste. Figure toi que la même semaine où tu m'écrivais de nouveau après un si long silence, je recevais un message d'une connaissance dans la cave de laquelle j'avais laissé une valise depuis de si nombreuses années que je la croyais à jamais perdue ou jetée. Vendant bientôt son appartement, elle me demandait de venir récupérer la valise si j'y tenais encore. De mémoire elle devait être là depuis 2007, quand je l'avais laissée au retour d'une saison à Val Thorens. Je m'attendais donc à y retrouver ma tenue d'aikido, quelques vêtements d'hiver et peu de choses importantes. Mais voilà que la ramenant chez moi, difficilement (c'est une vieille valise d'un modèle disparu), je l'ouvre et m'aperçois qu'elle a été mise là en 2008, à mon retour de Villars. Une capsule temporelle d'il y a seize ans... Il y avait à l'intérieur ce que j'avais prévu, mais également une compilation de Joe Dassin (intitulée "l'éternel"!), et les mails que je t'avais envoyés pendant ton stage aux Glénans et que j'avais imprimés avant que la boîte mail des bars ne soit réinitialisée. Je ne crois pas aux desseins cachés de l'univers, mais j'apprécie les coïncidences qui réjouissent mon âme de poète. Toi et ces lettres oubliées qui réapparaissent la même semaine !
Je ne sais pas si j'ai su t'apprécier à ta juste valeur - je ne te connais pas très bien et ne t'ai aperçu que si peu de temps (nos rencontres, mises bout à bout : quinze jours au club Med, une fin d'après midi et une nuit à Montigny le Bretonneux, quelques verres et repas dans le 5ème arrondissement de Paris), et sinon de loin, dans une course d'étoile filante : Paris, l'Australie, Chicago, Londres (et la suite dont je ne me doutais pas!). D'un point de vue strictement scientifique mon attachement à toi est dû plus probablement à architecture singulière de mon désir et aux dispositions particulières de l'univers. Pourtant je ne peux m'empêcher de rêver à une promenade avec toi, où tu me dirais tes rêves, tes aventures, tes blessures, la simplicité du quotidien, et où l'on partagerait notre présence et la joie d'être au monde. Depuis que l'on s'est rencontré je n'ai jamais perdu l'espoir de cette promenade, et je te suis bien reconnaissant de m'offrir de nouveau, avec tes lettres, la réalité de ta présence - qu'importe si nous sommes loins et qu'importe le risque que ces échanges soient de nouveau trop brefs, que tu t'éloignes de nouveau. Ce temps aura existé !
Bon, je m'enflamme, c'est l'heure tardive, les élections, le manque d'habitude que j'ai de t'écrire...
Ce que tu me dis de ta santé, de ta carrière, de ta difficulté à être heureux me touche et m'inquiète. Tu as vraiment dû traverser des moments difficiles, et c'est dur à la fois d'entendre ça et de me dire après coup que je n'ai rien fait qui puisse t'aider. Dans ce que tu me rapportes il me semble pourtant reconnaître, et ça me rassure, cette force et cette volonté qui te caractérisent si bien. Avoir delaissé un travail que tu avais choisi et pour lequel tu étais doué dénote un grand courage, je n'imagine pas ce que tu as dû supporter avant d'en arriver là. La souffrance de ne pas se sentir libre ou épanoui dans une activité qu'on aime et qui donne du sens à la vie est un bon carburant pour devenir fou de tristesse. Je te retrouve aussi lorsque tu te décris comme un arbre au tronc de roseau et au feuillage de plomb. Cette image, terrible pourtant, me fait penser aux dessins que tu faisais. Est-ce que tu dessines toujours ? Je ne sais pas comment ton corps-vaisseau te mène et quelles sont les embûches que tu rencontre au quotidien, mais pratique du yoga est une vrai surprise pour moi, je ne t'aurais pas imaginé en faire (tu vois que je te connais bien mal!), mais c'est une incroyable richesse (pas seulement parce que tu peux en faire un métier...) : avoir une telle pratique et pouvoir la transmettre, c'est vraiment une chance... Quant au sentiment d'être maudit... Tu m'en diras plus, si tu veux. J'espère que ton existence à Montréal s'organise bien, que tu rencontre des personnes chaleureuses, que le printemps rend ton existence légère...
J'ai mille questions à te poser, en fait...
Je me prépare à partir trois jours en Lozère avec des collègues pour une rencontre autour de la psychiatrie dont le thème est "obéir n'est pas soigner", il faut qu'on termine d'écrire notre intervention d'ici là. J'ai hâte de te raconter. Prends soin de toi !
20230808
Nouveau souffle après grosse vague
20220529
Tombeau des tristesses
20200727
La plus belle journée de Paris
Mon numéro adeli, Documenteur et kung-fu master de Varda, le soleil, les arbres et al lumière. Ce moment de ton anniversaire approchant et la joie d'y penser (après la journée en Suisse de la semaine dernière. Ce serait bien que je développe davantage demain.
20200706
Du bruit du vent, du coucher de Lune sur le Nil, à l'hôpital psychiatrique
Je souhaiterais garder à l'esprit cette atmosphère mélangée, mon état d'esprit étrange. Ai-je réussi à noyer la solitude ?
Il faudrait que j'écrive tous les jours, que je respire...
20200612
Objectif - direction - aveu
Cher William,
´Où vont-ils?
Berger? berger? où vont-ils?
Il ne m'entend plus. Ils sont déjà trop loin…
Ils ne font plus de bruit…
Ce n'est pas le chemin de l'étable…
Où vont-ils dormir cette nuit?
Oh! oh! il fait trop noir…
Je vais dire quelque chose à quelqu'un…´
20200610
Retour à la source
Cher William,
J'ai beaucoup écrit à d'autres que toi, sur ce blog qui t'était pourtant destiné. Je ne peux pas effacer ces autres, mais je souhaite à présent - tu me questionneras peut-être à juste titre sur la valeur de ce présent, pour ce qui est pour toi si révolu qu'il n'en reste peut être rien, et qui pour moi n'est que passé, c'est-à-dire suffisamment proche de l'avenir pour mériter qu'on s'y attarde afin de le vivre - te le consacrer de nouveau, à toi seul, à moi seul, à nous deux d'alors, seuls chacun de leur côté.
J'espère que tu liras ces lignes un jour, et que tu ne les jugeras pas trop sévèrement.
20200531
20200530
...
20200520
Un jour
20200505
Baisers du soir (tu existes)
20200426
Help ? (Mécanique des cyclones)
J'ai besoin de t'ecrire plus souvent si je ne veux pas mourir. Poleward outflow..
20200424
« Je pense à toi tous les jours »
20200412
S.O.S
Je ne t'ai pas écrit depuis plus d'un mois... Je ne vais pas bien du tout. On se fait un bon petit déjeuner demain, juste nous deux ?
20200301
Je me faisais une telle joie...
20200225
Se rappeler de vivre
20200221
Carte Postale
Je voulais attendre la fin de ma semaine de vacances pour t'écrire, et te raconter de beaux moments de joie que j'aurais aimé partager avec toi. Je te ferai une lettre plus longue dans le train du retour. Mais je voulais tout de même t'adresser quelques mots, car je sens bien que si je ne te parle pas pendant quelques jours les angoisses reviennent... « Ô saisons, Ô châteaux, quelle âme est sans défauts ? » Je pense à toi. Que deviens-tu, dans ton île maintenant détachées ?
20200216
Serment du Pata Negra (Réhab)
20200215
Retours de la saint Valentin
Hier, trois sourires, trois raisons d'être heureux. Le matin, de mon remplaçant au psychodrame qui, finalement n'est pas à ma place, mais à mes côtés. Je respire son parfum et écoute son souffle. Il a une telle présence - le corps, le visage, mais aussi et surtout, la voix - que j'en suis un peu jaloux: si je devais choisir un psychologue entre lui et moi, c'est vers lui que je me tournerais sans hésiter. Pourtant c'est moi que C choisit ce matin. Je suis un peu jaloux aussi de la propriétaire des longs cheveux qui restent accrochés à son manteau. Mais ce matin, au retour d'une scène il me sourit et fait un clin d'œil. Cela me suffit pour être apaisé et habiter ce moment. Assis, simplement assis.

