20071025

"On ne peut pas être heureux tout le temps" (F. Giroud)

Serait-ce un personnage qui parle ?

Je ne sais pourquoi la Modification exerce un tel attrait sur moi. Le fait que l'épisode qui nous aura brièvement réuni a eu pour cadre un train, et qu'il croise par là même les rails d'une lecture faite bien avant notre rencontre, voilà ce qui provoque en moi des résonnances sans fin. Sans doute n'y a-t-il pas d'autre lien que cette imagerie du train, puisque l'intrigue n'a pas grand chose à voir avec nous. Ce qui résonne c'est : le voyage, l'intimité du compartiment et des pensées, les douleurs du sentiment amoureux qui se transforme, l'irruption de la culture dans le réel. Aucune résonnance pourtant, si magique soit-elle, ne me fera oublier ce qui t'appartient en propre, et que j'aime tant.
J'ai si honte de parler de moi, et surtout d'utiliser la parole magique de l'écriture pour le faire... Comment signer ce texte, comment ne pas le signer ? Et cette impression de te perdre à chaque mot... Je dois oublier tout cela pour te parler vraiment, écrire une sorte de roman qui grace à l'essence rhétorique de la littérature te parlera de moi par des moyens indirects et plus justes.
Tout ici sera secret, et toi surtout. Mais tout ce qui est important, l'Autre, s'y laissera lire.

Aucun commentaire: