20181110

Puis-je encore t'écrire ?

Une fois tu te demandais si toutes ces lettres t'étaient adressées... Peut-on vraiment répondre à cette question ?

20130919

Sur les beaux souvenirs (et la psychanalyse)

Je crois que je t'avais raconté un de ces souvenirs qui font vibrer le cœur : lors de mon séjour sur San Salvador, je saluais tous les soirs la veilleuse de nuit un fermant le bar. Comme elle travaillait aussi à l'aéroport, lorsque j'ai quitté l'île, étant le dernier à monter dans l'avion elle m'a accompagné en me tenant le bras tout le long de l'escalier... 

[Aujourd'hui j'ai reçu mon nouveau passeport - j'ai dû rendre l'ancien à contrecœur (il m'avait accompagné partout) - mais sur le nouveau il est inscrit que j'habite à Chamonix, ma ville de cœur.]

File:XL Airways France Airbus A330-200 landing at Punta Cana (edited).jpg
Et précisément aujourd'hui, je vais au cinéma voir "Jimmy P." un film d'un réalisateur que j'aime avec un acteur que j'aime tout autant inspiré d'un livre d'ethnopsychanalyse sur un sujet qui a été ma plus grande découverte de l'année universitaire. C'est un film qui parle entre autre des liens si particuliers entre un psychanalyste et son patient et de la valeur de la psychanalyse en général. Et dans la salle il y avait... mon ancienne analyste... avec qui j'ai pu échanger quelques mots (pas autant que je l'aurais voulu, car je suis encore trop timide, ce qui est le signe que je ne suis pas encore complètement guéri...). Et cela veut tant dire pour moi ! Voilà encore un souvenir inoubliable.


J'aurais bien voulu que tu sois dans la salle aussi et qu'on discute du film après autour d'un verre ! J'espère que ta rentrée se passe bien !

20130906

Irons-nous en week-end à Nauplie (rêve d'anniversaire) ?

Il me semble qu'aujourd'hui cela fait trois ans depuis la dernière fois que nous nous sommes vus... Autrement dit,  à partir d'aujourd'hui chaque jour qui passe nous sépare temporellement encore plus que nous ne l'avons jamais été depuis notre rencontre... (je suppose que ce genre de subtilité ne te passionne guère, et tu as raison, mais à quoi d'autre m'accrocher ?)
Pourquoi est-ce que tu ne passes pas ? Peut-être car tu es comme le souvenir d'une éclaircie dans un ciel toujours gris...

Je dois avouer que je me sens un peu triste - mais pas trop : après tout nous avons bien plus échangé ces trois dernières années que les précédentes, et qui peut dire de quoi l'avenir sera fait ?

Quand j'étais en Grèce il y a quelques années, lors d'une excursion en Argolide  nous avions fait étape dans la jolie ville de Nauplie,au bord de la mer, et j'y avait pensé fort à toi, en souhaitant partager ce beau paysage. Peut-être irons-nous un jour ?

En attendant et pour conjurer la tristesse, une image...
 

20130804

Joies et Peines

Un billet rapide pour célébrer ce mois d'août, celui de tes vingt-et-un ans.

J'espère que tout se passe bien pour toi, voici un petit résumé de mes humeurs de l'été

Mes joies :
La musique (j'ai acheté du beau matériel hi-fi au lieu d'économiser pour mes études...) que j'écoute beaucoup en ce moment.
La montagne, bien sûr, bien que je n'y aille pas très souvent en ce moment.
La lecture de Deleuze et de Lévi-Strauss. Je n'ai pas beaucoup d'amis avec qui discuter ici, mais lire ces deux là, si intelligents et généreux dans leur pensée, me console. Il faudrait que je prenne le temps de te parler plus longuement d'eux. Un jour, peut-être !
Mes après-midi à la salle de sport : un vrai travail qui me fait négliger un peu l'entretien de l'esprit mais qui donne aussi d'intenses satisfactions, différentes en nature mais non moins joyeuses !
Ma solitude libre

Mes peines
Principalement le travail. Non seulement mon ami Quentin n'est pas là cette saison mais je me rends compte que le monde de l'entreprise est par nature créateur de conflits destructeurs, de jeux de pouvoirs humiliants et de méchanceté. Suis-je trop sévère ? Il faut dire qu'avec un responsable pervers narcissique et un directeur gentil mais paternaliste au possible, je ne suis pas très gâte. J'arrive parfois à me faire apprécier, mais certainement pas pour ce que je suis en réalité. Étrange situation aliénante et mortifère. Heureusement provisoire et génératrice de revenus !

Un certain aspect de la solitude, aussi. Je suis sûr de t'avoir déjà cité ce poème d'Aragon :

Je suis ce malheureux comparable aux miroirs
Qui peuvent réfléchir mais ne peuvent pas voir
Comme eux mon oeil est vide et comme eux habité
De l'absence de toi qui fait ma cécité

Et puis l'impression de ne pas être suffisamment productif (en matière de lectures, d'écriture), par manque d'interlocuteurs, certes, mais aussi par manque de coeur à l'ouvrage. 

Heureusement, j'ai un petit travail à faire sur Helène (une petite intervention de quatre minutes...). J'espère que je parviendrai à l'achever et qu'elle sera selectionnée !


Qu'en est-il de toi ? Je ne sais rien de ce que tu fais et devient. Vas-tu encore à l'école ? As-tu un amoureux (à ce propos j'ai vu de belles photos de toi avec un garçon, sur lesquelles tes yeux étaient remplis de joie et pétillants ; sans doute aurais-je pu être jaloux, mais j'ai été surtout content et soulagé de savoir que tu pouvais encore avoir ce regard là !) ? Tu parles bien mal de Paris, que tu désirais tellement ! Difficile de savoir d'aussi loin si ce sont de gentilles moqueries en l'air ou bien l'expression d'une déception sérieuse... Me raconteras-tu tout cela, un jour, quand tu ne seras plus fâché ?

 Que lire et deviner de toi dans ce que tu postes sur Facebook ? Je me demande souvent ce qu'il est advenu de cet ado à la fois grave et joyeux, qui aimait le dessin et voulait trouver la liberté à Londres... Il avait tant d'espoir et de rêves dans les yeux ! Tu m'as dit plusieurs fois qu'il n'existait plus, ce garçon. Mais moi je n'y crois pas. Les personnes que nous avons été ne disparaissent pas : elles sont progressivement recouvertes par "la vie" mais sous l'écorce on trouve toujours le noyau, qui donne forme et solidité à l'ensemble.
Que tu le caches au plus profond de toi, ce n'est pas grave si c'est pour le protéger temporairement du mauvais temps et le faire grandir en plein jour ensuite. Mais, surtout, ne le tue pas !

Je te souhaite encore de belles aventures New-Yorkaises dans les jours qui viennent ! Et une magnifique vingt-deuxième année !

Celebration

20130627

La philosophie, est-ce important ?

"Il est vrai que la philosophie ne se sépare pas d'une colère contre l'époque, mais aussi d'une sérénité qu'elle nous assure. La philosophie cependant n'est pas une Puissance. Les religions, les Etats, le capitalisme, la science, le droit, l'opinion, la télévision sont des puissances, mais pas la philosophie. La philosophie peut avoir de grandes batailles intérieurs (l'idéalisme - réalisme, etc.), mais ce sont des batailles pour rire. N'étant pas une puissance, la philosophie ne peut pas engager de bataille avec les puissances, elle mène en revanche une guerre sans bataille, une guérilla contre elles. Et elle ne peut pas parler avec elles, elle n'a rien à leur dire, rien à communiquer, et mène seulement des pourparlers. Comme les puissances ne se contentent pas d'être extérieurs, mais aussi passent en chacun de nous, c'est chacun de nous qui se trouve sans cesse en pourparlers et en guérilla avec lui-même, grâce à la philosophie." (Gilles Deleuze)

20130625

"In my next life I'll be a duck, a lot less trouble"

"Je crois aussi que le bonheur est quelque chose de très concret, de brutalement direct. La vie n'est d'ailleurs pas tendre : comment le bonheur serait-il quelque chose de délicat ?" (Mars, Fritz Zorn)

Ainsi mon poulet rêve d'être un canard - un transespèce, ce n'est pas encore si courant ! Pourtant, rien ne dit que la vie de canard soit dénuée de problèmes (regarde ce qu'il leur arrive dans les  dessins animés...).

Je ne sais pas ce qui t'arrive comme trouble : la dernière fois que j'ai eu de tes nouvelles tout bougeait, sans autre précisions. 
Peut-être que tes vingt ans ne sont pas aussi sereins et gais que tu les imaginais. Ce n'est pas grave : tu en auras bientôt vingt-et-un... Mais j'ai peur que tu n'ailles pas très bien depuis quelques mois ; je me fais peut-être des idées, comment savoir ? J'aimerais pouvoir t'envoyer des pensées joyeuses par télépathie. C'est l'été depuis quelques jours : enfin ta saison, profites-en bien !

20130511

Le mois des examens (de conscience)

Les révisions qui devraient être un plaisir, n'en sont pas un
finalement.
Comme toujours je me mets en danger (enfin relativement).
Vivement la rentrée prochaine, et mes lectures libres de l'été.

Ça n'a pas très bien marché pour moi, ces trois derniers mois : la
chanson de la plus haute tour déroule implacablement mon programme.
De nouveau l'effet de Paris qui exacerbe mon essentiel sentiment de
solitude.
Je me rappelle, il y a 8 ans, mon soulagement de quitter cette ville,
les moteurs de l'avion m'arrachant pour longtemps à cette grisaille
polluée, conformiste et pathogène (mais pour une autre folie
 sans doute!
)

Heureusement, le bonne nouvelle du jour : on m'engage pour l'été à
Chamonix !

Entre les lettres que je t'envoie où je présente toujours tout sous un
jour positif et ces messages secrets souvent si noirs, il y a peut-être
une moyenne qui est moi. Se connaît-on vraiment ?

Toi j'ai bien du mal à te connaître, car tu ne laisses filtrer que peu
de lumière dans ma direction...

Je te souhaite de bonnes révisions, j'espère plus joyeuses que les
miennes !

20130428

Deux ans, sept mois et vingt-deux jours (transport amoureux)

Il m'a semblé que c'était toi que j'ai croisé ce soir sur mon vélo rue
d' A.
Il m'a semblé aussi que tu avais les yeux tournés vers moi et que tu
savais.
Peut-être que ce n'était pas un rêve !
En tout cas je n'ai pas osé mettre pied à terre pour vérifier !!
Et j'ai emporté dans mon coeur cette coïncidence inespérée...

20130422

"L'absente de tout bouquet"

 Depuis un mois, je me ressens

horrible à travers tes yeux

Pourtant j'ai tellement besoin de ton regard bienveillant pour exister...

A croire que ta bienveillance est hors de ma portée, ou bien que tu ne sois pas très généreux, ou moi trop insatiable. Quel arbitre pour en décider ?

Cher W... Tu me manques, tu me manques, tu me manques, immanquablement, tu me manques.

De tous ceux qui ne m'ont pas aimé - il faut prendre "ne pas aimer" positivement, pas comme un négatif d'aimer, ni un synonyme de haïr : "toi, je passe mon temps à ne pas t'aimer." - tu es vraiment le roi...

Je t'assure que je me serais contenté d'un rien - mais c'est vrai, ce n'est que pure supposition - toi, tu ne m'as accordé que : le Rien, et rien d'autre.

Pourtant si mon écriture est un manteau, tu seras toujours cousu à la doublure, la partie,  invisible peut-être, mais la plus noble et la plus douce.

20130420

A(u) corps perdu

Un an depuis ce dernier message de joie.

laisser tomber
C'est devenu une devise ?

Ou bien est-ce que c'est de ma faute, ces mouvements de presque
rencontre
avant la vague qui se retire dans un crissement douloureux de grains de
sable ?

Est-ce que ce n'est que de l'indifférence ? Est-ce que tu
m'apprécieras un jour suffisamment pour avoir envie boire un café avec moi ?

Un café ? Voir un film de temps en temps ? Allô quoi ! C'est bien trop
dur...

20120425

Introducing Life 2.0 (fermé jusqu'à nouvel ordre)


 Dans quelques jours je pars pour ma nouvelle vie. 
Et toi, tu as déjà décollé.
 Alors... ,
 puisque nous sommes désormais amis, 
que tout est différent, 
je n'ai plus besoin de ce blog pour te parler !
Il me suffira de t'écrire.
Sans trembler...

20120423

Promotion

Figure-toi que jusqu'à aujourd'hui j'ignorais comment s'appelaient les habitants de Sydney...
J'apprends donc que de Vicinois (V-le-B) tu es devenu Sydneysider.
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je crois qu'il y a un mieux...


xx

20120421

Carnet de voyage (2/?) : Willy and the kangaroos

Je crois que tu m'en remontres pas mal, du côté carnet de voyage !!
Mais je médite ma revanche....

Tiens ! Prends déjà ça :



Anyway, it makes me glad to see you happy ;-)

20120416

Carnet de voyage 1/? : Waltzing Matilda

Tu dois être dans l'avion pour l'Australie à cette heure-ci...

Je suis sûr que c'est un feu d'artifice dans ta tête !


Comme je me prépare moi aussi au voyage, lequel durera autant que le tien - cinq mois - aura peut-être la même destination - Paris - et sera aussi important en terme de changement de vie - Vita Nova -, j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle série de messages pour rendre compte des étapes importantes ou communes de nos translations respectives.

Have a safe trip !

xx

20120330

C'est dur de vivre sans toi (boite aux lettres intempestive)

Ce soir j'aurais souhaité passer inaperçu dans ma propre maison.
Expliquer à mes parents qu'après tant de temps passé sur une scène, j'ai
besoin qu'on ne me prête aucune attention - ce serait comme rétablir
l'équilibre.
J'aimerais tellement aussi avoir de tes nouvelles, savoir où tu en es,
quels sont tes nouveaux rêves. Plus d'un mois déjà depuis tes lettres
inespérées. Tu ne dois même pas t'être aperçu que le temps a passé !
J'adore cette île, qui est vraiment mon berceau. C'est un endroit vivant
et j'aurais voulu que tu sois là avec moi pour entendre le vent, te
sentir palmier, lune, et mer lointaine dans une sérénité qui n'existe
que dans cette nature qu'on tente de nous faire oublier.
C'était dur d'être sans toi, d'écrire dans une solitude volée (j'ai
quitté le repas sans rien dire), ton nom de mon doigt sur le sol (lequel
n'a rien retenu !).
J'aime ce lieu virtuel où je peux tout te dire, et où tu peux tout lire,
chacun dans son temps différent, selon ses désirs. Peut-être seront nous
un jour synchronisés ?

20120226

Fin de la route - Enfin avec toi ?

En ces jours de tristesses pour toi, je regrette de ne pas avoir de magie pour panser tes plaies. Mais tu iras loin.
 Un dernier poème :

 "Je t'aime répète le vent
 à tout ce qu'il fait vivre
Je t'aime et tu vis en moi".
                   René Char

 Ta lettre d'hier. Etre ton bon ami. Enfin. Joie, Joie !

20120225

Lettre sauvage (Dix jours avec toi, 9/10)

Obéissant à l'impulsion du moment je t'ai envoyé aujourd'hui une lettre, et je me rends compte que le sentiment qui m'anime à présent est semblable à ce que l'on ressent parfois après avoir joué au loto : cette sérénité devant l'évidence de la richesse à venir; joie réelle pour un moment virtuel que la réalité aura tôt fait de dissiper. Sans doute, l'expérience l'indique, je m'achemine vers la déception, mais, pour l'instant, je suis riche et heureux de ta présence. Est-ce la la véritable nature du désir ? De l'addiction ?

20120214

"expecting love again" ? (Sinatra) - Dix jours avec toi (8/10)

Je n'ai pas résisté à l'envie de boire une coupe de champagne en ton
honneur ce soir de la Saint-Valentin...
C'était - un peu - ironique, bien sûr ...