“Tant que je présume que le temps va à sens unique, je ne puis jamais saisir le sens de l’inachevé » (Dogen)
20080114
Le temps d'une présence
TRANSIT
Ce soir deux garçons qui conduisent un bateau vers Saint Martin. Ils s’arrêtent ici, pour la nuit, sur une passerelle vers l’autre monde
20080113
Peut-être un journal
| Peut-être un journal serait-il plus intéressant, Pour toi Et non le récit du vide des jours à l’intérieur, de ce qui n’est pas encore la joie, ni le satori – encore moins Toujours porté par ton absence Et huit souvenirs de toi, Comme les huit faces d’un cube Qui est le jouet de qui ? |
20080108
"Ce que la nuit tissera décidera l'avenir" (Gilgamesh à Enkidou)
Mais « And dead once dead ther's no more dying then » (Shakespeare)
Juste, devant le large ciel,
Devant les souvenirs...
A l'heure où probablement tu te lèves...
Je t'aime
20080101
20071230
fossiles (et si je rêve tant pis)
Les autres avant étaient une prophétie
Les autres après une offrande, un monument
Toi comme reflet des autres
Tous les autres une émanation de toi
Quel joli jeu, indécidable, itinérant, itératif
Et tes yeux ?
Prétexte à la méditation infinie...
20071229
Autre fois
D'autres îles, par le biais du vent
Les petits bouddhas birmans attentifs
Aux froissements de la texture des âmes
De ceux qui
Il y a longtemps,
Les placèrent.
Je pense à toi, mais ta présence est lointaine
D'un autre temps,
comme séparée par autant d'années
Qu'en réalité de jours.
Quel est ce voile,
Quelle prière prononcé par un puissant
Est-elle en train de nous recouvrir ?
20071226
Le vieux prunier est inflexible
« Le vieux prunier, tel qu’on vient de l’évoquer, est inflexible. Soudain il fleurit, puis il porte le fruit. Tantôt il rencontre le printemps et l’hiver, tantôt il affronte la bourrasque et l’averse. Tantôt il n’est autre que la vision intérieure des moines et la parfaite vision des bouddhas anciens, tantôt il devient herbes et arbres, pureté et parfum. Le mystère de ses soudaines métamorphoses est inépuisable. »
Dogen, La présence au monde
Prière du souvenir
Ce que Christophe Colomb a découvert, sur cette île :
Le babillage
Ou bien, le silence.
Dans tous les cas les microbes ont tué
Les hauteurs signifiantes du langage
20071225
Silence wrapped in tears
| The family is gone You must be celabrating Christmas, though. In which mode ? Sadness, forgiveness, Are you Happy ? I wonder – without any tambourine |
20071224
I'm all right (but I think I'm dying)
Des belles promesses, que l’écho,
De l’écho une absence,
De l’absence un souvenir ;
Du souvenir un moment,
D’arrêt,
Devant l’oiseau qui guette ou l’étoile incertaine ;
Un moment,
Un souvenir
Une absence,
L’écho d’une promesse
A chaque vague amoureuse
20071221
They put in a nickel (and I sing a little song)
Drôle de manière de t’écrire tous les jours…
Les mots se … brisent
| |
20071217
20071213
La vie sans toi
“In all these shining orbs, his place to dwell…”
Je te demande pardon de n’avoir pas écrit plus tôt. C’est l’effet, je crois, de grandes vagues d’eau salée. Mais je suis là, de nouveau, pour murmurer des rêves secrets à ton oreille, qui peut-être par miracle reste attentive…
20071101
Another Island
resurgir les souvenirs d'un moi quelque part au loin. Mais ce que l'on met dans
sa valise sortira-t-il identique, une fois le transfert achevé ? Je dis
transfert, et non pas voyage, car celui-ci ne débutera qu'une fois sur place,
aussi loin d'un moi constitué qu'il est possible de l'être.
Le transfert ! Et ses variations hypnotiques !
Mes souvenirs de toi, comment traverseront-ils la mer ?
20071030
Kokyu Nage
du geste, l'amour.
Ailleurs...
20071029
Le jardinage ou l'art de la solitude
Ou bien on se dit qu'on ne reçoit pas assez de souffrance par rapport à sa
culpabilité, qu'on n'est pas assez puni.
Mais jusqu'où plongent les racines du mal ? ("Tête à tête sombre et limpide...")
20071027
Les fantômes du pont en pierre
l'écriture. Time for dreams...
20071026
Play it again Sam
c'est l'émotion lisible sur le visage d'une femme, ces gros plans sur des
visages féminins embués de larmes qui expriment un je-ne-sais-quoi. Peut-être
même que ces plans n'ont rien à voir avec le scénario, que le scénario n'est
qu'un grossier pretexte à l'apparition de la passion pure. Casablanca,
Fassbinder, et les propos de Deleuze sur le gros plan "L'image-affection, c'est
le gros plan, et le gros plan, c'est le visage."
