Seul moi pour l'instant sans nouvelles - et curieusement c'est plus l'heure du départ qui m'inquiète que celle de l'arrivée.
Si je pouvais partir, laisser cette violence derrière moi : cette angoisse que j'avais insideusement transformée en mépris et qui me revient en pleine face : c'est moi le méprisé, à présent.
Je relis le journal de Guibert - j'ai envie maintenant de trouver ses romans.
Toujours incapable de sortir de cette chambre qui se transforme peu à peu au mieux en niche, au pire en tanière. J'ai vu un cafard, l'autre jour, et Kafka fait de nouveau irruption dans ma vie. Incapable d'aller jusqu'à la bibliothèque pour rendre mes livres : le symptôme se précise.
Reportage sur les lycéens qui préparent le bac : seule petite idée que je peux avoir de ta vie. J'aurais tant besoin que nous puissions encore une fois faire quelque chose ensemble. Même une toute petite, même juste prendre un café, ce qui serait comme un peu d'oxygène au cours d'une longue asphyxie.
Je te souhaite anonymement et secrètement bon courage - si le monde était bien fait, tu devrais tout de même le sentir d'une manière ou d'une autre.