20091113

P - Psychanalyse ("Ne cède rien sur tes désirs"), Politique (One-dimensional man), Paris Métropole

A quatorze ans je commençai à lire "Introduction à la psychanalyse." Sans probablement en avoir tiré grand chose - et sans même l'avoir fini j'eu l'impression q'une porte s'ouvrait dans le réel, que les mots prenaient soudain de l'épaisseur. Qu'on puisse transformer le rêve en un message, que des trappes cédant sous la langue mènent à une vérité intime, cela me fascina. Ensuite - était-ce une période de latence ... ? - la présence : Cixous, Derrida, Lacan, Kristeva un peu moins : le "savoir plus" de la psychanalyse, sa longueur d'avance dont tout le monde se méfie : ce que vous dites est un peu plus que le vous-même apparent, et dans cet "un peu plus" se déroule une histoire, le vous en histoire.

Je note que chez moi Il n'y eu langage (langage conforme aux attentes, langage de briques) que lorsque les désirs furent ignorés, ou non assumés, ou brimés. Ensuite, le "dit du désir" transforma la parole en bribes, en fragments, en ennui. Il n'y a plus de désir de phrase - mais alors c'est un langage, poétique, dans le sens ou il s'hallucine du désir - que lorsqu'il y a de l'amour, ou , du moins, de l'érotique.

De même, la politique, la vraie, ne sort pas du langage (il faudra en reparler)

Politique personnelle : la morale. Comment devons-nous vivre ? En mouvement, toujours, ne rien accumuler mais maintenir une posture juste. Aussi douloureux, profitable à long terme au moral qu'au physique. La vie à l'étranger (traces de Paris), expatriés snobs et inquiets de l'institut français de Marrakech. Que va-t-on chercher dans la présence française à l'étranger. Le nom d'un café : comAparis (le A comme figuration de la tour Eiffel). Et moi-même, rassuré par la présence de ces livres, de cette programmation cinématographique si convenue. ET, quand même, sous la forme d'une muraille, d'une chaîne de montagne, un peu d'étrange....

La chronique, parler du temps, de la route du temps sur laquelle on chemine, de l'époque qui nous déchire de ses barbelés, c'est aussi de la politique.

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