20080229

Uncanny

I don't know why I feel so bad these days. Life appears as an unheimlich dream. Often these days I'm thinking about my own death, not that I would commit suicide, but on the contrary, as BB quoted by Quignard said about death as the final point of everything, the ultimate balance, "que philosopher, c'est apprendre à Mourir".
Where are you Montaigne ?

 
 

20080227

If you're going to San Fransisco

Le bruit de ventilation de l'avion, pour le voyageur forcé, en fuite, et qui couvre même le rugissement des moteurs, est le son le plus reposant; le plus rassurant qui soit. Souvent, la nuit, je m'endors en prétendant que mon climatiseur m'emporte dans son ronronnement, au dessus de, loin de...
L'interzone, encore, mais cette fois à jeun, la drogue c'est l'ennui, dans son horreur et son côté incompréhensible. Comment peut-on s'ennuyer ? Et rêver de fuir un endroit où l'on a voulu se rendre?
C'est que j'ai rêvé de ce lieu comme le plateau de tournage de La nuit Américaine, sans la certitude du metteur en scène
L'interzone : comme ce livre, et ce film me plaisent, comme j'imagine le son de cette Clark-Nova.
Un monde de sons, étranger à celui du silence dans lequel je ne me suis pas encore réfugié.
 L'écriture est inefficace, comme toujours, dès qu'il s'agit de dire des choses banales.
"Parler avec les mots des autres...",

 

20080226

Godard, Julien, les enfants (re-tour à la terre)

« Nous sommes des gens parfois gais, quand on est triste il fait mauvais, ce sont les choses du temps qui ont fait nos tempérements... »

"Nous sommes des oiseaux géants, nous ne voyageons pas souvent"

Il y a des paroles immortelles...

20080225

Miettes...(Madeleine en)

 

 

souvent, dans ce bout du monde, comme une spore s’entrouvre en atteignant un endroit  dans lequel la survie est de nouveau possible, où les conditions sont meilleures, une ligne, une image ou bien un son, auxquels tu t’étais attaché  et qui portent un fragment toi, libèrent soudain comme la réalité de ta présence passée. Thème littéraire si riche, joie si intense de te retrouver par surprise au milieu d’un autre univers. Par exemple : Joe Dassin (oui, encore), Le festin nu de Cronemberg, un fragment de Quignard, qui t’avaient, ou que tu avais désigné. Peut-être, ce phénomène se reproduit-il pour toi. Pourvu seulement qu’il ne précipite aucune ombre dans tes yeux. (« ma fille, ma fille je tremble »)

 

 

20080221

Humour en larmes

 

Cette existence est une guerre, pourquoi, quelles raisons ?

Une force à chercher, un humour à trouver dans cette satire.

Si je n’écris pas assez, c’est que je cherche encore le langage, et que je rassemble ici quelques trésors qui sans cesse me retournent ton regard

 

columbus-isle.blogspot.com

Sur une musique d'un film de WKW avec sa lune sur fond de nuages

Ici plusieurs idées jetées en prévision de choses à écrire et de temps libre mais avec un corps malade, chose prévisible au vu de ma vie présente.
Ce soir éclipse lunaire : comme Proust fait revivre après coup les disparus en ne reprenant pas leur nom mais leur phrase, leur empreinte idéelle, je me blottis contre toi qui regarde, peut-être, à travers une fenêtre de ton pays froid. 
 

20080220

Fin de parenthèse

“Faute d’aura, au moins éparpillons nos effluves” (Henri Michaux)

 

J’essaie de parler depuis le  silence et cette étrange posture, puisque d’aventures ici, peu. A moins que Colomb ait été confronté aux mêmes ennuis que moi, et que la vie aventureuse soit justement cette succession infâmes d’épisodes sans gloire, d’avanies, de blessures qui tiennent plus de la vulgaire et insidieuse piqûre d’insecte que de la mutilation de guerre. Et toi, Arthur, souffrais-tu des brûlures du sable ?