
Le temps maussade nous força finalement à rester sur la côte. Ce qui fit qu'une exposition providentielle sur
Odilon Redon, "Le Ciel, la Terre, la Mer", et ma solitude de spectateur dans ce musée improbable, me servirent de prétexte pour retrouver d'autres cieux, ainsi que d'autres terres, un temps plus fécondes...
Les expositions qui se tiennent ici semblent toujours menacées par un manque de justification. Ici c'est la femme de Redon qui sert de lien bien ténu, ainsi qu'un attachement à la nature qui par osmose miraculeuse nous lierait également au peintre, comme s'il était autrement impossible qu'un de ses tableaux ne se retrouve là, si loin de tout circuit conventionnel.
Et la Chimère nous poursuit, perturbable mais fidèle...
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