20120425

Introducing Life 2.0 (fermé jusqu'à nouvel ordre)


 Dans quelques jours je pars pour ma nouvelle vie. 
Et toi, tu as déjà décollé.
 Alors... ,
 puisque nous sommes désormais amis, 
que tout est différent, 
je n'ai plus besoin de ce blog pour te parler !
Il me suffira de t'écrire.
Sans trembler...

20120423

Promotion

Figure-toi que jusqu'à aujourd'hui j'ignorais comment s'appelaient les habitants de Sydney...
J'apprends donc que de Vicinois (V-le-B) tu es devenu Sydneysider.
Je ne sais pas ce que tu en penses, mais je crois qu'il y a un mieux...


xx

20120421

Carnet de voyage (2/?) : Willy and the kangaroos

Je crois que tu m'en remontres pas mal, du côté carnet de voyage !!
Mais je médite ma revanche....

Tiens ! Prends déjà ça :



Anyway, it makes me glad to see you happy ;-)

20120416

Carnet de voyage 1/? : Waltzing Matilda

Tu dois être dans l'avion pour l'Australie à cette heure-ci...

Je suis sûr que c'est un feu d'artifice dans ta tête !


Comme je me prépare moi aussi au voyage, lequel durera autant que le tien - cinq mois - aura peut-être la même destination - Paris - et sera aussi important en terme de changement de vie - Vita Nova -, j'ai décidé d'inaugurer une nouvelle série de messages pour rendre compte des étapes importantes ou communes de nos translations respectives.

Have a safe trip !

xx

20120330

C'est dur de vivre sans toi (boite aux lettres intempestive)

Ce soir j'aurais souhaité passer inaperçu dans ma propre maison.
Expliquer à mes parents qu'après tant de temps passé sur une scène, j'ai
besoin qu'on ne me prête aucune attention - ce serait comme rétablir
l'équilibre.
J'aimerais tellement aussi avoir de tes nouvelles, savoir où tu en es,
quels sont tes nouveaux rêves. Plus d'un mois déjà depuis tes lettres
inespérées. Tu ne dois même pas t'être aperçu que le temps a passé !
J'adore cette île, qui est vraiment mon berceau. C'est un endroit vivant
et j'aurais voulu que tu sois là avec moi pour entendre le vent, te
sentir palmier, lune, et mer lointaine dans une sérénité qui n'existe
que dans cette nature qu'on tente de nous faire oublier.
C'était dur d'être sans toi, d'écrire dans une solitude volée (j'ai
quitté le repas sans rien dire), ton nom de mon doigt sur le sol (lequel
n'a rien retenu !).
J'aime ce lieu virtuel où je peux tout te dire, et où tu peux tout lire,
chacun dans son temps différent, selon ses désirs. Peut-être seront nous
un jour synchronisés ?

20120226

Fin de la route - Enfin avec toi ?

En ces jours de tristesses pour toi, je regrette de ne pas avoir de magie pour panser tes plaies. Mais tu iras loin.
 Un dernier poème :

 "Je t'aime répète le vent
 à tout ce qu'il fait vivre
Je t'aime et tu vis en moi".
                   René Char

 Ta lettre d'hier. Etre ton bon ami. Enfin. Joie, Joie !

20120225

Lettre sauvage (Dix jours avec toi, 9/10)

Obéissant à l'impulsion du moment je t'ai envoyé aujourd'hui une lettre, et je me rends compte que le sentiment qui m'anime à présent est semblable à ce que l'on ressent parfois après avoir joué au loto : cette sérénité devant l'évidence de la richesse à venir; joie réelle pour un moment virtuel que la réalité aura tôt fait de dissiper. Sans doute, l'expérience l'indique, je m'achemine vers la déception, mais, pour l'instant, je suis riche et heureux de ta présence. Est-ce la la véritable nature du désir ? De l'addiction ?

20120214

"expecting love again" ? (Sinatra) - Dix jours avec toi (8/10)

Je n'ai pas résisté à l'envie de boire une coupe de champagne en ton
honneur ce soir de la Saint-Valentin...
C'était - un peu - ironique, bien sûr ...

20120211

La musique renferme en elle le secret de notre vie (Dix jours avec toi, 7/10)

Aujourd'hui dans le Monde, un article sur les lettres d'amour et ce
qu'elles apportent de consistance et de réalité, de rythme dans la
relation entre les êtres.
Il faudra que je te parle de Cédric (déjà esquissé dans une lettre
précédente).
J'y pense car en lisant mon petit Lacan du jour, j'écoute les concertos
pour flûte de Mozart, qui au Lycée Michelet accompagnaient souvent mes
soirées d'études, au point qu'il me semble aujourd'hui les voir
resurgir.
Si tu prends le temps d'entendre la musique tu verras en elles
exactement ce que j'étais et ressentais, dans l'année de mes dix huit
ans (tu avais six ans... tout était joué déjà...).
Est-ce que je te dis suffisamment que je t'aime ? Il me semble que j'en
parle trop dans ce que je t'envoie presque tous les mois. A tel point
que j'ai peur de te lasser. En écoutant cette musique je m'aperçois que
je ne chante pas assez mon amour pour toi, qui sculpte le monde et ma
vie à ton image.
Est-ce un signe des dieux ? Le premier éclair du Cyclone Giovanna qui
nous effleure provoque à cet instant une baisse de tension. L'âme de
Mozart ? Cupidon ?


20120209

Changer de sujet, ou comment se départir de soi (Dix jours avec toi, 6/10)

Petite leçon d'aïkido et de psychanalyse
Cours éprouvant d'aïkido aujourd'hui. Je me suis complètement bloqué
lors du travail de jo (bâton) contre mon adversaire, que je n'aime pas
vraiment. Reproches justifiés de Senseï ("Frère né avant moi", le
professeur), et tristesse et agacement de ma part d'ainsi retomber dans
ces travers qui m'accompagnent partout : dans mes relations avec mes
parents (communication impossible et évitements qui paralysent les
échanges), au travail (mon incapacité à gérer les "éléments difficiles",
grande part de mes difficultés au Club et de mon abandon final) et même
à l'école primaire, lors de l'apprentissage de la lecture avec "le roi
rollo" (mon désespoir de ne pas comprendre, aucun lieu où se réfugier,
silence, blocage).
A force de travail, me déferrai-je de ces travers si haïssables, ou
bien, ainsi que la myopie, disparaîtront-il d'eux mêmes, le temps
aidant? Je tremble, et il me semble que là encore la psychanalyse ne
serait pas d'un moindre secours...
Pontalis dans un article sur le moi : "on ne parle pas assez de la
nécessité de se séparer d'avec soi. C'est pourtant essentiel : mettre à
distance son moi pour essayer de faire advenir un "je" qui est
insaisissable (...) Maupassant écrit quelque part : "Je voudrais me
séparer de moi-même." C'est de cela qu'il s'agit : se séparer de soi
sans s'effondrer, sans tomber dans un chaos où tout serait confondu
(...) Et voilà à quoi servent les rêves, mais aussi l'écriture et les
voyages."
Et les rencontres...
Le froid se prolonge vers chez toi, je te souhaite de beaux rêves de
chocolats chauds...



20120203

Amplitude thermique (10 jours avec toi, 6/10)

Saint-Denis de la R. 09h30 du matin 30 °C-, jour, Ciel dégagé
V-le-B, 06h30 du matin, -8.6°C, Nuit, Ciel dégagé.
Comment mieux illustrer qu'un monde nous sépare, que nos rythmes, nos
sensations diffèrent, qu'on ne saurait être plus éloigné, même si
pourtant, nos horizons mutuels sont dégagés !
J'espère que tu as suffisamment de réserves de chocolat pour résister au
froid !

20120128

"..." ou comme suspendu à tes lèvres (Dix jours avec toi 5/10)

"..."
le jour de tes résultats partiels.
Joie ? Tristesse ? étonnement ? Ennui ? Fierté ? Modestie ? Indécision ?
Crainte de l'avenir ? Mépris du danger ? Escalade de la violence ?
Résignation ? Inertie sur une voie toute tracée ? Condamnation à la
routine du quotidien ? le doigt dans l'oeil ? Les pieds devant ? Merde à
House ?
Réponse de tes amis : :)
Compréhension ? Complicité ? Consolation ? Amitié ? Chagrin ? Bonheur ?
Honneur ? Jalousie ? Indifférence ? Tendresse ? Tu le savais déjà ? Cela
va sans dire ?
Cela m'inspire deux choses :
1) Dans ce monde de la communication, on donne trop de part à
l'implicite, et tant pis pour ceux qui n'ont pas les codes...
2) J'ai l'impression d'avoir sombré tout entier dans ce "..." dont je
peine à sortir par un combat de tous les jours. Je n'ose pas te demander
des nouvelles, c'est dire.
Je sais que tu as les capacités de réussir ce concours, si tu ne laisses
pas les autres t'imposer leur pression. Je sais que si tu ne réussis
pas, c'est par choix intérieur et non par nécessité. Aie foi en toi !
Aujourd'hui je n'ai pas été très productif, un peu de Freud seulement
(Au-delà du principe de plaisir). Mais retour à Fred Vargas , et
découverte en musique de Rosenmüller, et de "Jubilate deo", que je vais
réécouter en pensant à toi sitôt ce message envoyé !







20120126

Couleurs de la névrose (Dix jours avec toi 4/10)

Interrogations de Munch :
- moi : Oui, je le sais, mais peuvent-ils enlever le serpent qui ronge
les racines
de mon cœur ?
- Lui : Non ça, tu ne pourras jamais le faire".
Il s'en sort - au sens propre - par l'art. Es-tu un serpent ? Non, tu es
un poulet. M'en sortirai-je moi aussi ?
Dans les carnets japonais de Bouvier, petit mantra qui ressemble au
miens :
"Un rituel du fil et de la lame
Un million de coups d'aiguisoir et
L'ombre de retire, tranchée
et je grave une fois de plus sur le manche
L'encoche d'une victoire secrète"
Je t'embrasse



20120125

La morale de l'amour (Dix jours avec toi, 3/10)

Je n'aime plus vraiment Murakami mais...phrases piochées dans 1Q84
(offert pour Noël !)
"mon corps est un temple"
"Les histoires qui sont maintenant du passé"
"du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du cœur, et même s'il
n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si
je ne peux pas être avec lui"
Pistes vers la maturité ? Avoir des réponses, regarder certaines
angoisses comme négligeables, mal nécessaire, moteur pour la lumière ?
Je tente de m'organiser, mais pas trop d'ardeur au travail. Je ne bois
plus depuis quelque jours. Je commence aujourd'hui le second tome des
séminaires de Lacan.
Je pense plus à toi qu'à la psychanalyse !
Aujourd'hui dans une librairie "Journal de Deuil" de Barthes (je l'ai lu
il y a longtemps). Sa définition de la littérature : ce qui peut se lire
sans être suffocant (Proust). Je la reprends à mon compte ces jours-ci.





20120123

"J'ai mis de l'ordre à mes cheveux" (Dix jours avec toi, 2/10)

J'écoute ce soir cette chanson de Dalida, sur la "candeur infernale de
la jeunesse".

Ce soir tu dois avoir tes résultats du premier semestre. J'aimerais les
partager avec toi... Je croise les doigts !

Bourdieu, Dolto, plein d'aventures avec mes amis virtuels aujourd'hui.

A l'aikido c'est moi aujourd'hui qui ai donné le rythme de
l'échauffement !

Tant de choses à te dire. Aucune envie de construire des paragraphes
pour en parler ici. Dommage, pourtant, pas d'autre issue pour l'instant.

Ton absence comme une gymnastique de la discipline. Soi-même comme
monade...

J'espère n'être plus aussi bougon dans quelques jours, et dispose un
baiser tendre et secret sur ta joue. Le sens-tu ?

20120119

Dix jours pour toi (1/10)

A l'arrêt de bus, un jeune homme roux, que j'avais déjà aperçu quelques
jours avant.
Gide aussi suivait des jeunes hommes dans la rue
Aujourd'hui - comme on l'a fait avant ! - on prendrait un air pincé en
parlant de pulsion sexuelle. Cela en fait certainement partie, mais,
quelque chose de plus : une chose qui oriente l'homme et l'art, notre
moteur : le désir.
Le soir, à la brasserie, une bière, Freud : Malaise dans la civilisation
- un moment de calme - je dirai presque, de sérénité.
Demain j'expliquerai cette série (peut-être)

20120108

Intuition

Peut-être parce que tu me manques plus que d'habitude ou que je termine
aujourd'hui la lecture de 1Q84 de Murakami - est-ce que tu as lu Kafka
sur le rivage ? - je suis intérieurement sûr que tu as bien répondu aux
questions et que tu as réussi tes partiels.
Bravo !

20120106

Prière à Saint-Expedit pour les pauvres carabins

Marchant dans la montagne aujourd'hui j'ai eu des pensées très émues pour toi, t'imaginant dans cette maison des examens qui dans mes souvenirs est un endroit horrible, en train de remplir d'affreux QCM qui détermineront ta vie. Je suis sûr que tu t'en tire très bien, même si tu dois être bien malheureux. J'ai prié pour toi Saint-Expedit, qui est très étrange mais aux pouvoirs très étendus et surtout rapides, afin qu'il intervienne tout exprès auprès d'Esculape pour te recommander - et surtout ta copie - à lui.
Bon courage mon pauvre poulet.

20111224

Noël

Aujourd'hui, Noël, Je n'ai pas envie de famille, de cadeau, de théâtre, de bruit. Je rêve de déserts. La mer hier et le petit poulpe. Le monde, trop beau pour mon interne et intense sentiment de solitude. Un message de toi, pour Noël ? héhé !