20120126
Couleurs de la névrose (Dix jours avec toi 4/10)
- moi : Oui, je le sais, mais peuvent-ils enlever le serpent qui ronge
les racines
de mon cœur ?
- Lui : Non ça, tu ne pourras jamais le faire".
Il s'en sort - au sens propre - par l'art. Es-tu un serpent ? Non, tu es
un poulet. M'en sortirai-je moi aussi ?
Dans les carnets japonais de Bouvier, petit mantra qui ressemble au
miens :
"Un rituel du fil et de la lame
Un million de coups d'aiguisoir et
L'ombre de retire, tranchée
et je grave une fois de plus sur le manche
L'encoche d'une victoire secrète"
Je t'embrasse
20120125
La morale de l'amour (Dix jours avec toi, 3/10)
(offert pour Noël !)
"mon corps est un temple"
"Les histoires qui sont maintenant du passé"
"du moment que je peux aimer quelqu'un du fond du cœur, et même s'il
n'existe pour moi que lui et lui seul, l'aimer m'aide à vivre. Même si
je ne peux pas être avec lui"
Pistes vers la maturité ? Avoir des réponses, regarder certaines
angoisses comme négligeables, mal nécessaire, moteur pour la lumière ?
Je tente de m'organiser, mais pas trop d'ardeur au travail. Je ne bois
plus depuis quelque jours. Je commence aujourd'hui le second tome des
séminaires de Lacan.
Je pense plus à toi qu'à la psychanalyse !
Aujourd'hui dans une librairie "Journal de Deuil" de Barthes (je l'ai lu
il y a longtemps). Sa définition de la littérature : ce qui peut se lire
sans être suffocant (Proust). Je la reprends à mon compte ces jours-ci.
20120123
"J'ai mis de l'ordre à mes cheveux" (Dix jours avec toi, 2/10)
la jeunesse".
Ce soir tu dois avoir tes résultats du premier semestre. J'aimerais les
partager avec toi... Je croise les doigts !
Bourdieu, Dolto, plein d'aventures avec mes amis virtuels aujourd'hui.
A l'aikido c'est moi aujourd'hui qui ai donné le rythme de
l'échauffement !
Tant de choses à te dire. Aucune envie de construire des paragraphes
pour en parler ici. Dommage, pourtant, pas d'autre issue pour l'instant.
Ton absence comme une gymnastique de la discipline. Soi-même comme
monade...
J'espère n'être plus aussi bougon dans quelques jours, et dispose un
baiser tendre et secret sur ta joue. Le sens-tu ?
20120119
Dix jours pour toi (1/10)
jours avant.
Gide aussi suivait des jeunes hommes dans la rue
Aujourd'hui - comme on l'a fait avant ! - on prendrait un air pincé en
parlant de pulsion sexuelle. Cela en fait certainement partie, mais,
quelque chose de plus : une chose qui oriente l'homme et l'art, notre
moteur : le désir.
Le soir, à la brasserie, une bière, Freud : Malaise dans la civilisation
- un moment de calme - je dirai presque, de sérénité.
Demain j'expliquerai cette série (peut-être)
20120108
Intuition
aujourd'hui la lecture de 1Q84 de Murakami - est-ce que tu as lu Kafka
sur le rivage ? - je suis intérieurement sûr que tu as bien répondu aux
questions et que tu as réussi tes partiels.
Bravo !
20120106
Prière à Saint-Expedit pour les pauvres carabins
20111224
Noël
20111220
Sinon l'amour courtois
20111218
Journal d'un jour
20111211
Poème du jour
20111129
Faire comme ci (morale provisoire)
présence et d'une parole venant de toi, me demandant solennellement de
ne plus boire et de te raconter pendant 30 jours mes journées, les
presque dernières de l'année.
Ce soir Don Giovanni, autre tentative de réinstaurer le commandeur, ou
le nom du père dans la vie.
20111128
"Le soleil me parle depuis des années avec des mots humains"
Comment te dire, que je tombe en morceaux - où plus justement, que je fonde en une masse indeterminée de désirs et de frustration...
Sans un peu de toi
Je n'ai plus de courage, j'ai peur tout le temps.
je n'ose pas te demander de l'aide.
Je vais essayer d'aller mieux demain.
20111122
20111116
20111112
20111108
Si les morts pouvaient parler
Quand je pense que je pourrais travailler dans le Resto U où tu manges
tous les jours !
Ou bien être jardinier dans ta résidence, et couper avec amour chaque
brin d'herbe pour que ta vue depuis ta fenêtre soit harmonieuse !
Mais non, je vis dans un pays idyllique à des milliers de kilomètres de
toi.
Et, impuissant, je ne suis pas un acteur de ta vie...
20111105
familier. Troublant mais proche de ce que nous apprennent les plus
grands de nos contemporains (Bataille, Blanchot). Son oeuvre disait que
la seule manière d'être au coeur de la littérature, c'est de se
maintenir indéfiniment à sa limite, et comme au bord extérieur de son
escarpement.
Nerval pour nous ce n'est pas une oeuvre; ce n'est même pas un effort
abandonné pour faire passer dans une oeuvre qui se dérobe une expérience
qui lui serait obscure, étrangère ou rétive. Nerval c'est sous nos yeux,
aujourd'hui, un certain rapport continu et déchiqueté au langage :
d'entrée de jeu, il a été happé en avant de lui-même par l'obligation
vide d'écrire. Obligation qui ne prenait tour à tour la forme de romans,
d'articles, de poèmes, de théâtre que pour être aussitôt ruinée et
recommencée. Les textes de Nerval ne nous ont pas laissés les fragments
d'une oeuvre, mais le constat répété qu'il faut écrire; qu'on ne vit et
qu'on ne meurt que d'écrire.
De là cette possibilité et cette impossibilité jumelle d'écrire et
d'être, de là cette appartenance de l'écriture et de la folie que Nerval
a fait surgir aux limites de la culture occidentale - à cette limite qui
est creux et coeur. Comme une page imprimée, comme la dernière nuit de
Nerval, nos jours maintenants sont noirs et blancs."
Michel Foucault in Arts : lettres, spectacles, musiques, n°980
20110913
aveu
je suis passé par paris. Et en plus je me reproche d'être triste, et de
n'être pas foutu de t'apporter quoi que ce soit.
20110820
L'enfant de la Haute Mer (Revisité dans le style de Chantal Ackerman)
20110819
"How does it feel ?"
plein d'espoir et d'angoisse à la fois - un rêve où, ta tête posée sur
mon épaule, tu dirais que tout va bien aller, serait une heureuse
surprise !
J'ai traversé la vallée blanche en compagnie d'un médecin et d'une
psychanalyste;
Ce soir : faire nombre de papier, dire adieu à certains, faire mes
valises; Dans mon état de ce soir tout me semble impossible.
Vivement demain...
