20110809

Tout le monde dit I love you

J'ai envie de partager tant de choses avec toi...
Laisse-moi une chance...

Temps passé ensemble (à date) : 15 + 1 jours
Temps passé chacun de son côté : 1095 + 365 jours

Ça n'est pas juste ! (c'est même de pire en pire, mathématiquement
parlant...)

Laisse-moi t'inviter à dîner !
Regarde un coucher de soleil avec moi !
Allons au cinéma !

Je t'embrasse et te souhaite de beaux rêves, Willy-Billy.

20110807

Dans les catacombes

Cher W.
Je suis ravi d'avoir enfin de tes nouvelles. Mais alors, pourquoi
suis-je si triste depuis hier ?
Il y a des morts dans tous mes rêves- et le temps, là-bas dehors, est si
gris...
Tu rirais, n'est-ce pas, si tu savais que ta dernière lettre je l'ai
cachée sous mon oreiller comme un trésor pour la lire plus tard... Je
n'ai pas résisté bien longtemps, bien sûr. J'ai envie d'être ironique et
joyeux, moqueur, inconscient - mais je n'en ai pas la force aujourd'hui.
N'est-ce qu'un coup de fatigue ?
Je serre les dents.

20110801

Au seuil d'une nouvelle ère

A la veille de ton anniversaire, je ressemble un peu aux pilotes du vol
Rio-Paris - privés d'informations fiables sur la conduite de leur
appareil, croyant monter au lieu qu'ils descendaient de plus en plus
vite. Un an déjà, curieuse perspective, à la fois durée longue (ton
absence au jour le jour)et rapide : déjà un an que nous avons repris
contact, déjà onze mois depuis notre dernière rencontre. Imagines-tu mon
excitation devant la possibilité de t'écrire demain (une lettre
officielle pour ton anniversaire !!) ? Une nouvelle chance de partager
un peu avec toi. Tu m'as bien prévenu contre tout espoir. Pourtant, rien
qu'un peu de toi, cela suffirait, il me semble, à faire sortir l'avion
d'une situation de décrochage et à allumer de nouveau le soleil.

A demain.

20110727

Et pourquoi cette hésitation ?

Pourquoi cette hésitation, cette paresse même, avant de t'écrire ?

Mystère.

La joie de recevoir des message de toi, même brefs : deux par mois
depuis juin, je n'était plus habitué à une telle affluence ! Je t'en
prie, écris-moi encore !

Aujourd'hui, je lis l'homme aux loups, et recommence Le vide et le plein
de Bouvier. J'ai acheté aussi l'éloge de l'ombre qui semble très à la
mode ces temps-ci. Souvent, plus qu'une bibliothèque je cherche des
livres compagnons de passage, qui prennent place dans de grands
rayonnages virtuels que je redécouvre périodiquement.

Pater au Cinéma. Excellent.


C'est bientôt ton anniversaire...

20110720

"My love, she speaks like silence"

Cher W.
Depuis que je parle à ma psychanalyste je n'écris presque plus. C'est
étrange, car je m'aperçois que les mots et les constructions que je
développe chez elle n'ont pas d'importance en tant que tels. La thérapie
agit plus par la forme que par les mots - enfin je ne suis pas sûr,
c'est une étrange impression. L'écriture, au contraire est une recherche
infinie de précision et à la fois de suggestion, d'effets de sens.
Écrire me manque.

La nuit dernière en recherchant mon nom sur Internet j'ai retrouvé des
lettres écrites il y a 8 ans : je me reconnais à peine...
Hier je lui ai parlé des cyclones ; je parierais que je suis en pleine
conversion extra tropicale.

J'espère que tu passes de bonnes vacances - et surtout que tu me les
raconteras...

Je t'embrasse,

T.

20110710

Surprise et yeux grands ouverts

Recevoir un message de toi, c'est davantage qu'extraordinaire : c'est
exactement comme, nageant avec une baleine, sentir quelque chose de
vivant qui dépasse son champ de vision : ça existe et c'est là, mais
cela dépasse les capacités d'appréhension. Merci pour cette joie
soudaine !

20110702

Opération Octobre

Je ne peux pas me résigner -malgré beaucoup d'efforts en ce sens - à pourrir. Aussi me lancé-je cet objectif, si peu S.M.A.R.T. soit-il : partager avec toi un café au mois d'octobre.
En forme faudra-t-il que je sois...

20110701

"Je suis ce malheureux..."

Tu me manques tellement !
On dirait que tout ce qui est beau autour de moi reste frappé de transparence, par ta seule absence.
Il faut que j'invente "des chemins de traverse"
Pour sortir de ces marécages.
 
Pourquoi cette incapacité à me résigner ?
Hein, pourquoi ?
 
Je te souhaite de bonnes vacances en secret, mister W.
 
 

20110628

Avant de mourir

Visiter le mont Rushmore.
Passer une semaine dans un Ryokan au Japon.
Manger au restaurant avec William.
 
("Le reste n'est que littérature...")

20110623

Soif de toi ?

Lorsque je ne bois pas je me sens saisi d'une soif inextinguible - si
intense que le monde autour de moi tourbillone ainsi que le liquide que
je pourrais avaler. Alors, quand les effets anesthésiants de l'alcool se
dissipent - je comprends que c'est de toi que j'ai soif et qu'aucune
autre boisson ne guérira cette sécheresse intérieure si intense, si
dévastatrice et pourtant qui par sa violence même me place toujours à la
limite la plus consciente, la plus existante, du vivant

20110620

Mystère

Je me dis souvent que la vie est trop miraculeuse, dans sa rareté et sa
fragilité, pour perdre un seul jour à ne pas t'écrire. Alors, qu'est-ce
qui m'en empêche ?

20110607

Envies... (Un jour ordinaire du mois de mais)

Monsieur W.

J'ai envie de mettre dans des enveloppes des films et des livres qui...
Mais si tu reçois tout ça, que va tu penser ?
J'ai peur que tu ne les aimes pas simplement parce que c'est moi qui te
les envoie... Ce serait injuste envers eux, mais..; comment espérer que
tu tombes, autrement, comme moi sur eux par hasard ?

Je penses beaucoup à toi, qui doit être au début des vacances et avec
les amis que tu aimes tant.

Je t'embrasse

20110411

Penser / Classer

"En fait, me semble-t-il, au-delà de ces quatre pôles qui définissent les quatre horizons de mon travail -le monde qui m'entoure, ma propre histoire, le langage, la fiction-, mon ambition d'écrivain serait de parcourir toute la littérature de mon temps sans jamais avoir le sentiment de revenir sur mes pas ou de remarcher dans mes propres traces, et d'écrire tout ce qui est possible à un homme d'aujourd'hui d'écrire : des livres gros et des livres courts, des romans et des poèmes, des drames, des livrets d'opéra, des romans policiers, des romans d'aventures, des romans de science-fiction, des feuilletons, des livres pour enfants… » Penser/classer, Georges Perec, La librairie de XXI° siècles, [Seuil]

a-phasie

Depuis quelque temps
Non pas un désamour
de la langue
Mais un trajet nouveau
Chercher une autre voix pour
te parler
éternel absent, en apparence si proche
 
Je m'ennuie de toi, et suis entouré de gens frustes et mal élevés (pas dans le bon sens du terme, évidemment...)
 
 

20110331

Une réponse au miracle (Comment vivre l'élipse?)

"Si deux êtres, ne serait-ce qu'une fois, ressentent quelque chose d'une
façon identique, ils pourront alors à jamais se comprendre, peu importe
que l'un ait vécu au temps des mammouths et l'autre à celui de
l'électricité. Et Dieu veuille que les hommes comprennent et éprouvent
de telles impulsions, les leurs et celles des autres." (Un ouvrier de
St-Pétersbourg à Tarkovsky)

20110223

Une femme Mariée

Aujourd'hui,
Psy ("prendre un parti")
 
Annversaire de Gaël : il y a dix ans, je déposais devant sa porte vingt belles roses pour son anniversaire;
Premier salaire, première roses, premier amour.
Aujourd'hui encore, sa voix me fait comme frémir;
Il va venir, peut-être !
 
Demain, je vais à Villars...
Je crois que je t'aime, même sans contrepartie
 
Pourquoi est-ce si difficile ?
 
Je suis si heureux de repasser sur tes traces !
Un peu craintif, aussi.
 
J'espère que tu vas bien.

20110219

On ne demande pas à un nuage...

Lorsqu'un nuage se déchire, se disperse, s'évapore
On explique plutôt que de reprocher
(la température, l'humidité, le cisaillement du vent)
 
Si c'est un homme...
 
 
 

20110203

Rien


En parlant du pain qui lui manque, dans L'espèce humaine, Robert Antelme : "D'aucune autre chose le manque n'appelle autant ce mot : rien."

La musique de cette phrase, sa violence. Quel livre plus terrible ?

Du coq à l'âne : j'ai passé une belle journée, aujourd'hui. Rien n'est donc impossible...

Même sans croire en un Dieu je ne peux m'empêcher de prier, en quelque sorte, pour toi (mais sans aucune mièvrerie). N'est-ce pas que l'amour rend bête ? Parfois à l'inverse dans ma folie il me semble souhaiter que tu sois malheureux afin que tu aies besoin de moi. Je me punis aussitôt par une forte dose de culpabilité.

Rassure-toi : je me soigne, par divers moyens. Mais les remèdes sont longs à agir, et il y a des maux dont on ne veut pas guérir.

Me pardonnes-tu de ne pas t'oublier ? J'essaie de ne penser à toi que discrètement, mais je n'arrive pas à le faire sans laisser la moindre trace.

Pluie de livres soudaines : je parlerai d'eux un moment ? Pour couvrir quoi ? Le rien...

Je t'embrasse. Courage à l'école...