Qui vient s'ajouter aux dix ans d'ajournement en ce qui concerne la littérature dans ma vie.
La littérature c'est : ou bien un monument dédié aux morts, mais qui grâce aux magouilles propres à l'exercice de la parole est loin de les faire se tenir tranquilles (Proust).
Ou bien, le petit ruban volé chez Rousseau, péripétie initiale qui se déroule presque sans s'en apercevoir, mais qui donne lieu à l'apparition de l'auteur, si ce n'est de soi-même.
Ou encore, c'est aux abords du Réel qu'elle se situe, entraîné par son vide qui lui arrache les symboles. "Introibo ad altare dei". Et Joyce, bien sûr.
Alors, de la tour lisante (bibliothèque) / écrivante (Essais) de Montaigne (un "phare" baudelairien ?) au dangereux supplément, que dire de cette "soif malsaine" ?
Rien qui soit sûr... Mais où d'autre habiter ?
Je pense à toi, depuis cette place Jemâa el Fnâ, "Patrimoine immatériel de l'humanité", en me demandant, qui d'elle ou de moi, est le moins matériel...