20081021

"d'ici est d'où je suis" (H. C. in La ville parjure")

De Ceux qui sont comme moi je ne sais pas dire mes frères » puisquil ny a rien à séduire.

Que dire du « rien à séduire » ?

Ce qui est comme moi ne compte pas, si je peux dire, et alors il ny a pas la dette fondamentale qui est à lorigine de la parole.


Quand toi tu parles et tu dis « solitude ».

Est-ce ce qui me fait parler 

Comment técouter tout en parlant ?

Avec les adolescents, la similitude avec la mort : seul à ladolescence avec ses désirs, seul avec la mort aussi. Alors la même : mort, désir, identique, idiot.

La frustration qui fait la blessure qui fait le sang qui coule et la parole.

 

       

20081019

Rendre hommage

A ces requins gris, marteau,

A la surprise de ces derniers jours

Aux couchers de soleil

 

Je voudrais que mon remplaçant n’arrive pas encore tout de suite…

 

 

20081015

Re - Pentir

Bonsoir Bébé,

 

C’est vrai que ça a duré trois nuits

Et que ça m’a fait un peu de bien

Mais le couperet prévisible de la fin…

 

Que donner, enfin, comment… sinon à toi ?

 

 

Je te demande pardon

 

Je pense à toi

 

 

20081012

Voir ce cul et mourir

Soit, je t'ai été un peu infidèle ce soir.

Il me demande : « 
Pourquoi est-ce que tu ne dis rien...

Il ne sait rien de la malédiction.
Il ne sait pas que chaque mot prononcé, que chaque geste d'amour est ensuite retraduit automatiquement dans la langue du jamais plus.
Qu'il est un souvenir avant d'avoir été un événement par le simple effet de lalangue

Voir ce cul sous d'autres angles

Et cette odeur sur mes doigts aussi merveilleuse que douce

NR : Ce cul est l'expression la moins correcte, la moins bien élevée et la moins vivante. Mais par son inadéquation même elle constitue le meilleur témoignage de ce soir. De cette perfection on ne saura rien dire de plus

20081009

Longtemps, le temps

Qui n'a remarqué cette figure qui saisi la Recherche par sa périphérie, ainsi qu'un monument figé et pourtant circulaire, susceptible de tourner autour du lecteur, comme le « cercle de ses heures » ou comme les tables du restaurant du Grand Hôtel les soirs d'ivresses.
 Un personnage d'une histoire d'enfant à laquelle je pense souvent : un « tueur » de temps » qui achève les heures d'ennui à coups de revolver avant de prendre la fuite, poursuivi par ses propres clients qui regrettent leurs années perdues.
Longtemps que nous nous sommes quittés, plus longtemps encore avant de nous revoir peut-être
Il semble que nous n'ayons plus d'histoire ni aucune possibilité de l'écrire mais je conserve toutefois dans le crâne l'image de toi, de notre unique journée d'amoureux comme une relique vivante et aussi peu sainte que possible, aussi impardonnable que le ruban de Rousseau.

20081002

Dire quelque chose ("fonctionnels uniformes")

 

 

Hier débat sur les élections canadiennes en présence des responsables des grands partis.

De l’animateur des débats :

« Il n’y aura pas de discours d’ouverture, ou de fermeture, les grands partis en ont été avisés hier »

« Vous avez chacun quarante cinq secondes pour répondre à la question du téléspectateur »

« Pour ne pas que le débat se transforme en une attaque de quatre contre un je vais vous poser une question sur un sujet qui engage tout le monde »

Item…

Des participants :

« Vous avez augmenté les taxes ! »

« Nous avons baissé les taxes ! »

« Vous avez refusé la taxe carbone ! »

Item…

N’y a-t-il plus personne pour prendre la Parole ?

 

 

 

"(...)" regard, inconsciemment supplicateur, qui tâchait de la forcer à faire attention à moi, à me connaître !" (Marcel Proust)

Écrire autre chose que Proust, bordel !