Une nuit en plongée, j'approche ma lampe d'un corail.
Une crevette s'approche, attirée par la lumière, effleure un polype.
Aussitôt elle fond,
se dissout,
n'est plus qu'une tâche rose orangée, disparaît. Si vite.
Au dessus, les rayons de la Lune percent la surface de l'eau.
Quelques paires d'yeux brillent.
Ainsi va la vie sur Terre, si loin des astres solitaires, si proche de l'appétit corrosif du monde.
20080930
20080929
"Il n'y a pas de hasards, il n'y a que des rendez-vous" - Paul Eluard
Comme le début de cette phrase me ramène à des temps passés et permet à ma mémoire de se raccrocher au train de ma vie présente.
Toujours la métaphore spatiale
Il me semble encore que pour ne pas désespérer de te revoir jamais et m'affliger de manquer tant de jours qui feront ton histoire il suffit de penser à ta venue d'autrefois comme celle d'une comète, événement décelable et reconnaissable par tous - le météore revenant périodiquement en portant sur lui tous les éléments de sa transformation
"La comète enfin leur échappe, mais elle n'échappe pas à l'archange..." (Chateaubriand, Le Génie du Christianisme)
Toujours la métaphore spatiale
Il me semble encore que pour ne pas désespérer de te revoir jamais et m'affliger de manquer tant de jours qui feront ton histoire il suffit de penser à ta venue d'autrefois comme celle d'une comète, événement décelable et reconnaissable par tous - le météore revenant périodiquement en portant sur lui tous les éléments de sa transformation
"La comète enfin leur échappe, mais elle n'échappe pas à l'archange..." (Chateaubriand, Le Génie du Christianisme)
Et de plus en plus, la métaphore météorologique : nous avons passé tellement d'heures à observer les cyclones, les facteurs innombrables qui dictent leurs déplacements qu'il devient pour nous évident que les baptiser ainsi que des êtres vivants n'a rien d'hérétique, et qu'en les regardant non pas comme des humains peut-être sinon comme des êtres semblables à nous par leur naissance, les péripéties de l'existence et leur mort on éclaire l'interprétation de nos propres actes avec une lumière nouvelle et rassurante.
Alors, de ces aspects de notre rencontre émerge une évidence : le réel ("Le réel c'est quand on se cogne") et il ne faut plus boire pour oublier.
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