Fièvre du langage. Etonnante, effrayante, presque.
Il n'y a plus le temps de rêver, sinon, lire, quelques événements passés, qui
reviennent, tels un hymne, celui d'un pays qui refuse de disparaître.
20041014
20041012
J. D.
disparition de Derrida, dont la parole si agile et bienveillante m'accompagnait ces dernières années, depuis le séminaire d'Hélène jusqu'à ses derniers livres, ses apparitions en jeu de piste et les tours et détours en écriture. Beaucoup de chagrin, et la sensation d'une lourde responsabilité : qui prendra maintenant soin du langage, sans toi, comment ne pas te lire, perpétuellement, en tentant de sauver ce qui reste, jusqu'à Ester ma jolie ? Jacques Derrida, idole d'une jeunesse qui n'a pas existé, je jure d'habiter longtemps vos ruines.
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